L’histoire de Qwant est un drame à la française. Un moteur de recherche souverain, financé par l’argent public, porté par des discours flamboyants sur la vie privée et l’indépendance numérique européenne — mais qui pendant des années a fonctionné avec les résultats de Bing, s’est embourbé dans les scandales financiers, et a frôlé la faillite. Racheté en 2023 par Octave Klaba (fondateur d’OVHcloud), relancé avec Ecosia pour construire un véritable index européen, Qwant entame en 2026 un nouveau chapitre. Mais le passif est lourd, et la promesse d’indépendance reste à concrétiser.

En résumé : Qwant est un moteur de recherche français lancé en 2013, axé sur la protection de la vie privée et la conformité GDPR. Après des années de dépendance à Microsoft Bing, de difficultés financières et de scandales de gouvernance, il a été racheté par Synfonium (Octave Klaba + Caisse des Dépôts) en 2023. Qwant développe désormais avec Ecosia un index européen indépendant appelé Staan, qui servait déjà ~50 % des requêtes françaises fin 2025. Le moteur intègre une IA générative en partenariat avec Mistral AI. Gratuit et accessible sur qwant.com.

Qu’est-ce que Qwant ?

Terme

Qwant est un moteur de recherche français fondé en 2011 à Nice par Éric Léandri, Jean-Manuel Rozan et Patrick Constant, lancé en version bêta en février 2013. Il se distingue par sa promesse de ne pas traquer ses utilisateurs, de ne pas revendre leurs données personnelles et de ne pas biaiser l’affichage des résultats. Basé en France et soumis au GDPR, il se positionne comme une alternative européenne souveraine à Google.

La chronologie tumultueuse de Qwant

L’histoire de Qwant est indissociable de ses crises. La comprendre est essentiel pour évaluer la crédibilité du produit en 2026.

2011 — Fondation à Nice par Éric Léandri, Jean-Manuel Rozan et Patrick Constant. Le développement dure deux ans.

Février 2013 — Lancement en version bêta dans 15 pays et 35 langues. À ce stade, Qwant est un métamoteur qui agrège les résultats de Bing — pas un moteur de recherche autonome. Important : à son lancement, Qwant ne se positionne pas sur la vie privée. C’est l’affaire Snowden (juin 2013) qui offrira ce positionnement stratégique.

Juin 2014 — Le groupe d’édition allemand Axel Springer entre au capital à hauteur de 20 %.

Décembre 2014 — Lancement de Qwant Junior (moteur pour enfants 6-12 ans), déployé expérimentalement dans des écoles françaises.

2015 — Premier avertissement de la CNIL : les mesures d’anonymisation de Qwant sont jugées insuffisantes.

Février 2017 — Levée de fonds de 18,5 millions d’euros. La Caisse des Dépôts et Consignations (bras financier de l’État) entre au capital à hauteur de 20 % (15 M€). Axel Springer complète. Bpifrance refuse de participer, « en raison de doutes relatifs aux technologies utilisées par Qwant, en particulier l’usage de technologies fournies par Microsoft et de serveurs chez Huawei ».

2018 — Inauguration du nouveau siège en présence de Bruno Le Maire et Mounir Mahjoubi. Le chiffre d’affaires n’est que de 5 millions d’euros (Léandri avait promis 15 M€). Les pertes atteignent 11,2 M€ (après 10 M€ en 2017 et 4,7 M€ en 2016). En trois ans, l’entreprise a brûlé plus de 25 millions d’euros.

Mars 2019 — La CNIL dépose une plainte contre Qwant pour non-respect de la réglementation sur les données personnelles. La CNIL constate que Qwant transmet des données non anonymisées mais seulement pseudonymisées à Microsoft. Qwant prétendait les anonymiser.

Juillet 2019Mediapart publie une enquête explosive révélant qu’Éric Léandri a fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen de 2011 à 2015, suite à une condamnation par un tribunal belge pour « recel d’effets de commerce volés » dans le cadre d’une organisation criminelle.

Septembre 2019 — Un audit de la Direction interministérielle du numérique (DINUM) établit que Qwant dépend de Bing à hauteur de 64 % pour les résultats web. Léandri prétendait que la dépendance n’était que de 20 %.

Janvier 2020 — Éric Léandri est écarté de la direction sous la pression des actionnaires. Jean-Claude Ghinozzi (ancien cadre de Microsoft) le remplace. L’administration française annonce faire de Qwant son moteur de recherche par défaut sur tous ses postes informatiques.

Octobre 2021 — Éric Léandri est cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris pour violation du secret des correspondances (accusé par son ancien associé Rozan d’avoir accédé à sa boîte mail). Il est condamné à 5 000 € d’amende. (Il sera relaxé en appel en mars 2025.)

2022 — Nouveau design, lancement de l’extension Qwant VIPrivacy (bloqueur de trackers). L’ancien PDG Léandri est dénoncé par Politico pour des activités de cybersurveillance via sa nouvelle société Altrnativ. En parallèle, Qwant frôle la faillite.

Juin 2023Octave Klaba (fondateur d’OVHcloud) rachète Qwant pour environ 15 millions d’euros + reprise de 40 millions de dette, via Synfonium (75 % frères Klaba, 25 % Caisse des Dépôts). Shadow (cloud gaming) est inclus dans le périmètre. Olivier Abecassis devient directeur général.

Novembre 2024 — Qwant et Ecosia créent la joint-venture European Search Perspective (EUSP), détenue à 50/50, pour développer un index de recherche européen indépendant.

Mai 2025 — Qwant rachète le métamoteur solidaire Lilo pour renforcer son index. Lancement de l’IA générative en partenariat avec Mistral AI (méthode RAG).

Août 2025 — L’index européen Staan commence à servir des résultats en France. Objectif : 50 % des requêtes françaises et 33 % des requêtes allemandes d’ici fin 2025.

Février 2025 — La CNIL clôt la procédure ouverte en 2019 par un simple rappel aux obligations légales, estimant que Qwant « consomme pas ou très peu de données personnelles ».

Début 2026 — La société Altrnativ d’Éric Léandri est placée en liquidation judiciaire. Qwant continue sa mue sous la direction d’Olivier Abecassis.

Comment Qwant fonctionne en 2026

La situation technique de Qwant est en pleine mutation. Voici l’état des lieux :

Sources des résultats : En 2026, les résultats de Qwant proviennent d’un mix entre l’index Staan (développé avec Ecosia) et les API Bing de Microsoft. L’index Staan servait environ 50 % des requêtes françaises fin 2025, avec l’objectif d’atteindre 100 % d’ici fin 2026. Pour les requêtes en dehors du périmètre de Staan (requêtes très spécialisées, images, vidéos), Bing reste le fournisseur de secours.

L’urgence de l’indépendance : Microsoft a annoncé une multiplication par 10 du prix de ses API Bing, avec une entrée en vigueur repoussée à fin 2026. C’est une épée de Damoclès pour tous les moteurs dépendants de Bing (Qwant, DuckDuckGo, Ecosia). Qwant n’a littéralement pas le choix : soit Staan fonctionne, soit les coûts deviennent insoutenables.

L’index Staan : Développé au sein de la joint-venture EUSP (European Search Perspective), Staan est un index web construit par les ingénieurs et data scientists de Qwant, avec les ressources financières d’Ecosia. Il couvre actuellement les langues française et allemande, avec des plans d’expansion vers l’anglais. L’index contient entre 350 et 500 millions de pages (annonce Klaba fin 2023) — un chiffre encore modeste comparé aux 35 milliards de Brave Search ou aux centaines de milliards de Google.

IA générative (Flash Answer) : Qwant intègre depuis 2025 une fonctionnalité de résumé IA propulsée par Mistral AI, une startup française. Le système utilise la méthode RAG (Retrieval-Augmented Generation) : les réponses sont ancrées dans les résultats web pour limiter les hallucinations. L’IA est gratuite et intégrée directement dans les résultats de recherche.

Publicité : Qwant affiche des publicités contextuelles (basées sur le mot-clé recherché, pas sur le profil de l’utilisateur), principalement via la régie Bing Ads de Microsoft. Le CEO Olivier Abecassis affirme que Qwant est « viable » mais pas encore rentable.

Qwant Junior : le moteur pour les enfants

Qwant Junior est une version du moteur destinée aux enfants de 6 à 12 ans, avec un filtrage renforcé des contenus explicites, violents ou choquants. Il a été déployé expérimentalement dans des écoles et académies françaises. C’est l’une des rares fonctionnalités qui différencie véritablement Qwant de ses concurrents — DuckDuckGo et Brave Search n’offrent pas d’équivalent dédié aux enfants.

Qwant vs DuckDuckGo vs Brave Search

Qwant
Moteur français, index Staan en dev.
VS
DuckDuckGo
Résultats Bing, écosystème IA
Index Staan (~50 % FR) + Bing (complément)
Source des résultats
API Bing + DuckDuckBot + 400 sources
En transition (objectif 100 % Staan fin 2026)
Indépendance technique
Dépendant de Bing
France (Paris), GDPR
Juridiction
États-Unis (Pennsylvanie)
Synfonium (Klaba 75 % + CDC 25 %)
Actionnariat
Pas d’actionnariat controversé
Flash Answer (Mistral AI, RAG)
IA intégrée
Duck.ai (GPT-5 mini, Claude, Llama, Mistral)
Qwant Junior (6-12 ans)
Moteur pour enfants
Aucun
~6 millions utilisateurs France
Base utilisateurs
80+ millions utilisateurs monde
CNIL (plainte 2019, rappel 2025)
Régulateur vie privée
Aucun contrôle connu
Extension VIPrivacy
Blocage trackers
App Tracking Protection (Android)

Et comparé à Brave Search : Brave possède un index de 35 milliards de pages, 100 % indépendant depuis 2023, avec une API certifiée SOC 2 Type II. Qwant n’a pas encore d’audit indépendant publié de Staan, et son index est encore en phase de déploiement. L’avantage de Qwant reste la juridiction française/européenne et Qwant Junior.

Les controverses : l’éléphant dans la pièce

Aucun article honnête sur Qwant ne peut faire l’impasse sur les multiples scandales qui ont jalonné son histoire. Ils sont nombreux et documentés.

Le mensonge sur l’indépendance (2013-2019)

C’est le péché originel. Depuis son lancement, Qwant s’est présenté comme un moteur de recherche avec sa propre technologie. En réalité, Qwant était largement un habillage de Bing. L’audit de la DINUM de septembre 2019 a révélé une dépendance à Bing de 64 % pour les résultats web — alors qu’Éric Léandri affirmait publiquement que cette dépendance n’était que de 20 %. En mai 2024, une panne de Bing a entraîné la panne complète de Qwant, illustrant de manière spectaculaire cette dépendance.

La CNIL et les données transmises à Microsoft

En 2015, la CNIL avertit Qwant que ses mesures d’anonymisation sont insuffisantes. En mars 2019, la CNIL dépose une plainte formelle : Qwant transmettait des données pseudonymisées (pas anonymisées) à Microsoft. La différence est cruciale : des données pseudonymisées peuvent potentiellement être re-identifiées, contrairement aux données véritablement anonymisées. Qwant a modifié sa politique de confidentialité après cette intervention. En février 2025, la CNIL a clôturé l’affaire par un simple rappel aux obligations.

L’argent public dilapidé

Qwant a bénéficié de dizaines de millions d’euros de financement public :

  • 15 millions d’euros de la Caisse des Dépôts (2017), puis des millions supplémentaires
  • Des subventions via le crédit d’impôt recherche (CIR) et divers mécanismes publics
  • Le statut de moteur par défaut de l’administration française (2,5 millions de postes informatiques)

Pendant ce temps, les pertes s’accumulaient : 4,7 M€ en 2016, 10 M€ en 2017, 11,2 M€ en 2018 — pour un chiffre d’affaires de seulement 5 M€ en 2018. La Caisse des Dépôts a qualifié les salaires de la direction de « indécents » pour une société en déficit chronique financée par l’argent public.

Éric Léandri : le fondateur sulfureux

Le cofondateur et ex-PDG de Qwant cumule les casseroles :

  • Mandat d’arrêt européen (2011-2015) pour « recel d’effets de commerce volés » dans le cadre d’une organisation criminelle identifiée par la justice belge (révélé par Mediapart en 2019)
  • Condamné pour violation du secret des correspondances (accès à la boîte mail de son associé Rozan), relaxé en appel en mars 2025
  • Activités de cybersurveillance via sa société Altrnativ (enquête Politico 2022) : surveillance de sympathisants d’ATTAC, d’eurodéputés et de syndicalistes
  • Altrnativ placée en liquidation judiciaire début 2026
  • Écarté de la direction de Qwant en janvier 2020 sous la pression des actionnaires, mais reste actionnaire via la holding Angels 2 (dont il est « président à vie »)

Le soutien politique suspect

Qwant a bénéficié d’un soutien politique disproportionné par rapport à ses résultats. Le moteur comptait parmi ses investisseurs (via la holding Angels 2) des personnalités comme Philippe Douste-Blazy et Thierry Gaubert. Les entrées à l’Élysée d’Éric Léandri, les événements de communication avec des ministres, et la décision de faire de Qwant le moteur par défaut de l’administration alors qu’il dépendait de Bing à 64 % — tout cela a alimenté des soupçons de favoritisme.

Pour être juste : le Qwant de 2026 n’est plus le Qwant de Léandri. L’entreprise a été rachetée, la direction a été complètement renouvelée (Olivier Abecassis), la technologie a été « totalement redéveloppée depuis 2023 » selon l’EUSP, et le partenariat avec Ecosia apporte une crédibilité nouvelle. Le passé ne condamne pas nécessairement l’avenir, mais il explique la défiance légitime d’une partie de la communauté tech et vie privée envers la marque Qwant. La confiance se regagnera par les actes — notamment la livraison d’un index Staan performant et véritablement indépendant.

Ce que Qwant fait bien (et moins bien)

Pour qui est fait Qwant ?

Qwant est particulièrement adapté si :

Vous voulez soutenir un moteur européen souverain — C’est le seul grand moteur de recherche français, avec une juridiction GDPR, un index en développement en Europe, et une IA propulsée par une startup française (Mistral AI).

Vous avez des enfants — Qwant Junior reste unique dans le paysage des moteurs de recherche privés. Aucun concurrent ne propose d’équivalent dédié aux enfants.

Vous travaillez dans l’administration française — Qwant est le moteur par défaut, les résultats sont adaptés au contexte français, et la conformité GDPR est native.

Vous croyez au projet EUSP/Staan — Si l’index européen tient ses promesses, Qwant + Ecosia pourraient devenir une véritable alternative indépendante. L’objectif de 5-10 % de parts de marché en Europe d’ici 2030 est ambitieux mais pas délirant.

Qwant n’est pas le meilleur choix si :

  • Vous voulez un moteur indépendant maintenant (préférez Brave Search, 100 % indépendant depuis 2023)
  • Le passif de Qwant est rédhibitoire pour vous — c’est une position compréhensible
  • Vous cherchez un écosystème IA complet (DuckDuckGo avec Duck.ai ou Brave avec Leo offrent plus de fonctionnalités IA)
  • Vous voulez les meilleurs résultats de recherche possibles (Google ou Startpage restent supérieurs)
  • Vous êtes hors de France — l’index Staan couvre principalement le français et l’allemand pour l’instant

Comment utiliser Qwant


Étape 1 : Rendez-vous sur qwant.com depuis n’importe quel navigateur — aucune inscription nécessaire

Étape 2 : Effectuez votre recherche. Les onglets Web, News, Images, Vidéos, Maps et Music organisent les résultats. Les publicités contextuelles sont clairement identifiées

Étape 3 : Essayez Flash Answer : certaines requêtes déclenchent automatiquement un résumé IA (propulsé par Mistral AI) au-dessus des résultats classiques

Étape 4 : Installez l’extension Qwant pour Chrome/Brave/Edge ou Firefox pour définir Qwant comme moteur par défaut et activer le bloqueur de trackers VIPrivacy

Étape 5 : Sur mobile, téléchargez l’application Qwant (iOS/Android) qui combine navigateur + moteur de recherche avec le bouton Zap (effacement total en un clic)

Étape 6 : Pour les enfants, configurez Qwant Junior comme moteur par défaut dans leur navigateur

FAQ

Qwant est-il gratuit ?

Oui, entièrement. Le moteur, l’IA Flash Answer et l’extension VIPrivacy sont gratuits. Qwant se finance par la publicité contextuelle (via Bing Ads) et les revenus futurs de la commercialisation de l’index Staan auprès d’entreprises IA.

Qwant est-il vraiment indépendant de Bing ?

Pas encore complètement. L’index Staan servait environ 50 % des requêtes françaises fin 2025. L’objectif est 100 % d’ici fin 2026, mais cette promesse doit être vérifiée — Qwant a un historique de promesses non tenues sur ce sujet. La dépendance résiduelle à Bing concerne les requêtes spécialisées, les images et les vidéos.

Qwant collecte-t-il des données personnelles ?

La CNIL a conclu en février 2025 que Qwant « consomme pas ou très peu de données personnelles ». Qwant ne stocke pas d’historique de recherche, n’utilise pas de cookies de tracking et n’établit pas de profils utilisateurs. Les publicités sont contextuelles (mot-clé) et non comportementales (profil). Cependant, les données transmises à Microsoft via Bing Ads restent « essentiellement techniques » selon la CNIL — pas zéro.

Qui possède Qwant aujourd’hui ?

Qwant est détenu par Synfonium : 75 % par les frères Klaba (fondateurs d’OVHcloud) via Jezby Ventures et Deep Code, 25 % par la Caisse des Dépôts (Banque des Territoires). Éric Léandri n’a plus de rôle opérationnel mais reste actionnaire via la holding Angels 2.

Qu’est-ce que Staan ?

Staan est le nom de l’index de recherche européen développé par la joint-venture EUSP (European Search Perspective), co-détenue à 50/50 par Qwant et Ecosia. Il couvre actuellement le français et l’allemand, avec des projets d’expansion vers l’anglais. L’objectif est de servir une alternative indépendante et respectueuse de la vie privée aux index de Google et Bing.

Qwant est-il meilleur que DuckDuckGo ?

Pour un utilisateur français soucieux de souveraineté européenne, Qwant a l’avantage de la juridiction (France vs USA), de Qwant Junior et du projet Staan. Pour la qualité des résultats, l’écosystème IA et la maturité du produit, DuckDuckGo est aujourd’hui supérieur. Les deux dépendent encore (partiellement pour Qwant, totalement pour DDG) de Bing.

Qwant a-t-il été audité ?

L’audit le plus connu est celui de la DINUM (septembre 2019), qui a révélé 64 % de dépendance à Bing. La CNIL a mené des analyses en 2015, 2018 et 2019. Aucun audit indépendant post-rachat (2023+) de Staan ou des nouvelles pratiques de données n’a été publié. C’est un manque notable.

Microsoft a-t-il accès aux données de mes recherches sur Qwant ?

Pour les requêtes servies par l’index Staan : non. Pour les requêtes encore envoyées à Bing : Microsoft reçoit des données « essentiellement techniques » selon la CNIL (2025). Qwant affirme anonymiser les requêtes avant de les transmettre, mais l’épisode de 2019 (pseudonymisation au lieu d’anonymisation) invite à la prudence. Plus Staan prend le relais, moins Microsoft est dans la boucle.