SearXNG est l’outil de recherche que les autres articles de cette série ne peuvent pas vous offrir : un moteur que vous contrôlez entièrement. Pas d’entreprise derrière. Pas de levée de fonds. Pas de modèle économique basé sur vos données. Pas de serveur centralisé. SearXNG est un métamoteur de recherche libre et open source qui agrège les résultats de plus de 200 moteurs de recherche (Google, Bing, DuckDuckGo, Brave, Wikipedia, Reddit, et bien d’autres), les nettoie de tout code de pistage, et vous les présente dans une interface unifiée. Le tout sans collecter aucune donnée sur vous. Et si vous ne faites confiance à personne — même pas aux instances publiques — vous pouvez l’installer chez vous en 5 minutes avec Docker. C’est le seul moteur de recherche de cette série où la promesse de confidentialité est vérifiable par n’importe qui, car le code source est ouvert.

En résumé : SearXNG est un métamoteur de recherche libre (licence AGPL-3.0), fork de Searx, développé depuis mi-2021 par une communauté open source. Il agrège les résultats de 247+ moteurs et services sans traquer ni profiler les utilisateurs. Disponible via des instances publiques ou auto-hébergeable sur votre propre serveur. Aucune entreprise, aucun financement privé, aucun modèle publicitaire. Gratuit, pour toujours. Utilisable via Tor pour l’anonymat total. Devenu un composant clé de l’écosystème IA locale (Perplexica, Open WebUI, LangChain).

Qu’est-ce que SearXNG ?

Terme

SearXNG (prononcé « searching ») est un métamoteur de recherche libre et open source, héritier du projet Searx. Il agrège les résultats de plus de 247 moteurs de recherche et services en ligne (Google, Bing, DuckDuckGo, Brave Search, Wikipedia, Reddit, YouTube, et des dizaines d’autres), supprime les données de pistage des requêtes et des résultats, et présente tout dans une interface unique. SearXNG ne stocke aucune donnée utilisateur, ne crée aucun profil, et n’affiche aucune publicité. Le logiciel est distribué sous licence GNU Affero General Public License (AGPL-3.0).

L’histoire : de Searx à SearXNG

Octobre 2013Adam Tauber, développeur hongrois opérant sous pseudonyme (il refuse qu’une seule photo de lui apparaisse sur le web), crée Searx, le premier métamoteur de recherche open source conçu spécifiquement pour protéger la vie privée. Écrit en Python avec Flask. Inspiré du projet Seeks, mais sans le partage pair-à-pair (considéré comme un risque de fuite). Searx est le premier du genre : un métamoteur auto-hébergeable qui nettoie les données de pistage.

2013-2021 — Searx gagne en popularité dans les communautés privacy. Des dizaines d’instances publiques apparaissent. Framasoft en héberge une en France. Le projet est financé par la Commission européenne via le programme NGI (Next Generation Internet). Mais le développement ralentit : Adam Tauber, attaché au minimalisme et à la pureté de la vie privée, refuse certaines fonctionnalités proposées par les contributeurs.

Mi-2021Le fork. Un mainteneur principal de Searx, connu sous le pseudo « dalf », quitte le projet après des désaccords sur la direction. Le point de friction : les métriques de moteur (engine metrics). Ces données de diagnostic (quel moteur répond le plus vite ? lequel échoue ?) facilitent la maintenance mais collectent des informations sur le comportement des instances. Tauber considère cela comme un risque pour la vie privée. Dalf considère cela comme essentiel pour maintenir un logiciel fonctionnel. La majorité des contributeurs actifs suivent dalf. SearXNG (« New Generation ») est né.

Septembre 2023 — Le dépôt Searx original est archivé. Le projet n’est plus maintenu. SearXNG devient le successeur officiel.

2024-2026 — SearXNG dépasse les 15 000 étoiles sur GitHub. Le support passe de ~70 à 247+ moteurs. Les thèmes sont modernisés pour le responsive. L’intégration avec les outils d’IA locale (Perplexica, Open WebUI, LangChain) fait exploser l’adoption. La communauté communique via Matrix.

Comment SearXNG fonctionne

Le principe est radicalement différent de tous les moteurs vus dans cette série :

1. Vous envoyez votre recherche à une instance SearXNG — Soit une instance publique (il en existe des centaines listées sur searx.space), soit votre propre instance hébergée chez vous ou sur votre serveur.

2. SearXNG interroge les vrais moteurs à votre place — Votre requête est envoyée simultanément à Google, Bing, DuckDuckGo, Brave, Wikipedia, et tous les moteurs que vous avez activés. Mais c’est l’adresse IP de l’instance SearXNG qui apparaît chez Google, pas la vôtre. SearXNG agit comme un proxy entre vous et les moteurs.

3. Les résultats sont nettoyés — SearXNG supprime les cookies de pistage, les pixels de tracking, les redirections de suivi et le code JavaScript de fingerprinting. Vous recevez des résultats « propres ».

4. Les résultats sont agrégés et dédupliqués — Les résultats de tous les moteurs sont fusionnés, dédupliqués et classés dans une seule liste. Vous obtenez la combinaison de Google + Bing + DuckDuckGo + dizaines d’autres, sans qu’aucun d’eux ne sache que c’est vous.

5. Aucune donnée n’est stockée — Le logiciel standard de SearXNG ne stocke aucune recherche, aucune IP, aucun cookie utilisateur. Les préférences sont enregistrées côté navigateur (cookies locaux), pas côté serveur.

Instance publique vs instance privée

C’est la question centrale avec SearXNG, et la réponse dépend de votre niveau de paranoïa (légitime) :

Instances publiques

Des centaines de bénévoles maintiennent des instances SearXNG accessibles à tous. La liste est sur searx.space, qui affiche pour chaque instance : la version, les moteurs actifs, le temps de réponse, le pays d’hébergement, et si HTTPS et Tor sont supportés.

Avantages : aucune installation requise, votre IP est masquée derrière l’IP du serveur, vous bénéficiez du « mélange » avec les requêtes des autres utilisateurs (rend le profilage plus difficile).

Risques : l’administrateur de l’instance pourrait théoriquement loguer vos requêtes (le logiciel standard ne le fait pas, mais rien ne l’empêche techniquement de modifier le code), les moteurs comme Google peuvent bloquer l’IP de l’instance si trop de requêtes passent par elle (ce qui arrive régulièrement), et vous devez faire confiance à un inconnu.

Instance auto-hébergée (self-hosted)

Vous installez SearXNG sur votre propre machine (ordinateur, Raspberry Pi, VPS) et vous êtes le seul à l’utiliser.

Avantages : contrôle total du code et des logs, aucun tiers à qui faire confiance, personnalisation complète (moteurs, thèmes, catégories), le code est auditable.

Risques : votre IP personnelle est envoyée directement à Google, Bing, etc. (atténuable avec un VPN), votre utilisation est isolée (pas de mélange avec d’autres requêtes, donc plus facile à profiler par les moteurs), et les moteurs peuvent bloquer votre IP plus rapidement si les requêtes sont suspectes.

Le problème du blocage Google : Google bloque activement les instances SearXNG. En 2023, un rapport montrait que seules 25 instances publiques sur 91 avaient encore Google fonctionnel (contre 66 quelques jours plus tôt). Google détecte les requêtes SearXNG par l’empreinte TLS, le User-Agent et le volume de requêtes, et renvoie des CAPTCHAs ou bloque l’IP. C’est un jeu de chat et souris permanent. Une instance fraîchement installée peut être bloquée par Google après seulement 5 recherches consécutives. Bing et les autres moteurs sont moins agressifs, mais le risque existe aussi. Solution : activer plusieurs moteurs pour ne pas dépendre d’un seul, ou utiliser un VPN devant votre instance privée.

SearXNG vs DuckDuckGo

SearXNG
Métamoteur open source, auto-hébergeable
VS
DuckDuckGo
Moteur privé, Bing + 400 sources
247+ moteurs agrégés (Google, Bing, DDG, Brave, etc.)
Source des résultats
API Bing + DuckDuckBot + 400 sources
Libre et open source (AGPL-3.0)
Licence
Propriétaire (code fermé)
Gratuit, pas de modèle commercial
Modèle économique
Publicités contextuelles
Aucune donnée stockée (vérifiable dans le code)
Vie privée
Ne stocke pas les recherches (non vérifiable)
Auto-hébergeable sur votre serveur
Hébergement
Centralisé (serveurs DDG)
Interface technique, configuration manuelle
Facilité d’utilisation
Interface grand public, prêt à l’emploi
Communauté bénévole
Support
Entreprise avec support officiel
Via instances publiques ou self-hosted
Accessibilité
duckduckgo.com, extensions, applis
Aucune
IA intégrée
Duck.ai (GPT-5 mini, Claude, Llama, Mistral)
Compatible Tor nativement
Anonymat
Onion service disponible

SearXNG et l’IA locale : le combo parfait

C’est le développement le plus excitant autour de SearXNG en 2025-2026. Le métamoteur est devenu un composant fondamental de l’écosystème d’IA auto-hébergée. L’idée : coupler SearXNG (qui cherche sur le web de manière privée) avec un LLM local (qui synthétise les résultats sur votre machine). Résultat : votre propre Perplexity, entièrement privé.

Perplexica — Le projet open source le plus populaire (GitHub). Clone de Perplexity qui utilise SearXNG comme moteur de recherche et Ollama comme serveur LLM local. Installation en une commande Docker. Modes de recherche : Speed, Balanced, Quality. Recherche académique, Reddit, images, vidéos. Tout reste sur votre machine.

Open WebUI + SearXNG — Open WebUI (interface web pour LLM locaux) s’intègre directement avec SearXNG pour ajouter la recherche web à vos conversations IA. Configuration modulaire : choisissez vos modèles (Llama, Mistral via Ollama), vos moteurs de recherche, et vos plugins.

LangChain / LlamaIndex + SearXNG — Pour les développeurs, SearXNG expose une API JSON qui s’intègre dans n’importe quel pipeline RAG (Retrieval-Augmented Generation). Vous construisez votre propre moteur de réponses avec citations, entièrement local.

La configuration minimale recommandée : 16 Go de RAM (32 Go idéal), un GPU avec 8+ Go de VRAM pour les modèles locaux, Docker, et 5 minutes. Le stack Perplexica + SearXNG + Ollama est le « Perplexity du pauvre » — sauf qu’il est gratuit, privé et sous votre contrôle total.

Les catégories de recherche

SearXNG ne se limite pas à la recherche web. Il propose des catégories spécialisées que vous pouvez activer indépendamment :

Catégories standard : Web, Images, Vidéos, News (actualités), Maps (cartes).

Catégories spécialisées : Social Media (Reddit, Twitter, Mastodon), Music (Bandcamp, SoundCloud, etc.), Files (fichiers), IT (Stack Overflow, GitHub, GitLab, etc.), Science (Google Scholar, Semantic Scholar, BASE, PubMed, etc.).

Chaque catégorie agrège les résultats de plusieurs moteurs spécialisés. Pour la recherche scientifique, par exemple, SearXNG peut interroger simultanément Google Scholar, Semantic Scholar, CrossRef, BASE et PubMed — une capacité qu’aucun moteur commercial ne propose nativement.

Les limites et problèmes

L’accessibilité : ce n’est pas pour tout le monde

Soyons francs : SearXNG n’est pas conçu pour le grand public. L’interface par défaut est fonctionnelle mais austère. Il n’y a pas d’application mobile officielle. Les préférences se réinitialisent quand vous effacez vos cookies (sauf si vous modifiez le fichier settings.yml). L’installation d’une instance privée nécessite des connaissances en ligne de commande, Docker, ou administration serveur. Même l’utilisation d’instances publiques demande de comprendre le concept de « métamoteur » et de savoir sélectionner une instance fiable.

La fiabilité variable des moteurs

Parce que SearXNG dépend de moteurs tiers qu’il interroge sans permission officielle, la fiabilité est variable. Google bloque activement les instances (CAPTCHAs, bans d’IP). Bing est moins agressif mais peut aussi limiter les requêtes. Certains moteurs changent leurs API sans prévenir, cassant l’intégration. Le résultat : certaines recherches renvoient des résultats incomplets ou pas de résultats du tout, surtout sur les instances publiques surchargées.

La confiance dans les instances publiques

Le logiciel SearXNG standard ne collecte rien. Mais un administrateur malveillant pourrait modifier le code pour loguer les requêtes. Il est « très inhabituel » qu’un hôte surveille les requêtes (pas de motif évident), mais c’est techniquement possible. La documentation officielle recommande : « Utilisez toujours une instance gérée par des personnes en qui vous avez confiance. » Si vous ne faites confiance à personne : auto-hébergez.

Pas d’IA intégrée

SearXNG est un métamoteur pur : il cherche et agrège. Il ne synthétise pas, ne résume pas, ne génère pas de réponses. Pour obtenir des réponses IA, il faut coupler SearXNG avec un outil externe (Perplexica, Open WebUI, etc.). C’est une force (modularité) et une faiblesse (complexité pour les non-techniciens).

Pas d’entreprise derrière

SearXNG est maintenu par des bénévoles. Il n’y a pas d’entreprise, pas de budget marketing, pas de support client, pas de garantie de pérennité. Si les mainteneurs principaux s’arrêtent, le projet peut stagner (comme Searx avant le fork). C’est le risque inhérent au logiciel libre communautaire.

Ce que SearXNG fait bien (et moins bien)

Pour qui est fait SearXNG ?

SearXNG est particulièrement adapté si :

Vous êtes développeur ou administrateur système — SearXNG est l’outil rêvé pour les techniciens qui veulent contrôler leur infrastructure de recherche. L’installation, la configuration et la maintenance sont triviales pour qui connaît Docker et la ligne de commande.

Vous construisez des outils IA locaux — SearXNG est le composant de recherche standard de l’écosystème Perplexica / Open WebUI / Ollama. Si vous voulez votre propre Perplexity privé, SearXNG est le point de départ.

Vous êtes un chercheur ou un investigateur OSINT — Les catégories spécialisées (Science, IT, Social Media) et la capacité d’interroger simultanément des dizaines de moteurs font de SearXNG un outil d’investigation puissant. Michael Bazzell (auteur d’Extreme Privacy et OSINT Techniques) recommande SearXNG comme outil principal.

Vous ne faites confiance à aucune entreprise — C’est le seul moteur de cette série où vous pouvez vérifier chaque ligne de code. Pas de promesse marketing : le code est la preuve.

SearXNG n’est pas le meilleur choix si :

  • Vous cherchez une expérience prête à l’emploi pour le grand public (utilisez DuckDuckGo ou Brave Search)
  • Vous avez besoin de résultats Google fiables à 100 % (Google bloque SearXNG régulièrement)
  • Vous voulez des réponses IA intégrées sans installation supplémentaire
  • Vous n’êtes pas à l’aise avec la ligne de commande ou Docker
  • Vous voulez une application mobile fluide

Comment utiliser SearXNG


Étape 1 : Essayer une instance publique — Rendez-vous sur searx.space et choisissez une instance. Critères : proche de votre pays, HTTPS activé, version récente, bon temps de réponse. Quelques instances fiables en Europe : searx.be, search.rhscz.eu, searx.tiekoetter.com

Étape 2 : Personnaliser vos préférences — Cliquez sur « Preferences » dans l’instance. Sélectionnez vos moteurs favoris (Google, Bing, DuckDuckGo, Brave, etc.), désactivez ceux que vous ne voulez pas. Choisissez votre langue, votre thème, et activez/désactivez les catégories (Web, Images, IT, Science, etc.)

Étape 3 : Ajouter SearXNG à votre navigateur — La plupart des instances permettent l’ajout comme moteur par défaut. Dans Firefox : faites un clic droit sur la barre de recherche de l’instance et « Ajouter [nom de l’instance] ». Dans Chrome : Paramètres → Moteur de recherche → Gérer les moteurs → Ajouter avec l’URL de recherche de l’instance

Étape 4 (optionnel) : Auto-héberger votre instance — La méthode la plus rapide avec Docker : docker run -d -p 8080:8080 -v searxng-data:/etc/searxng searxng/searxng — Ouvrez http://localhost:8080 dans votre navigateur. Votre instance privée est fonctionnelle. Pour une configuration avancée, éditez le fichier settings.yml (moteurs, limiter, secret_key)

Étape 5 (optionnel) : Coupler avec l’IA locale — Installez Perplexica pour obtenir votre propre Perplexity privé. Perplexica inclut SearXNG par défaut dans son image Docker. Installez Ollama pour les modèles locaux (Llama, Mistral, Phi-4). Tout reste sur votre machine

Étape 6 : Utiliser via Tor — SearXNG fonctionne nativement avec le navigateur Tor. Plusieurs instances publiques proposent des adresses .onion pour un anonymat maximum

FAQ

SearXNG est-il un moteur de recherche ?

Non, c’est un métamoteur. Il n’a pas d’index propre : il interroge d’autres moteurs (Google, Bing, etc.) et agrège leurs résultats en supprimant les données de pistage. C’est un intermédiaire qui protège votre identité vis-à-vis des vrais moteurs.

SearXNG est-il gratuit ?

Oui, entièrement et pour toujours. C’est du logiciel libre sous licence AGPL-3.0. Il n’y a pas d’abonnement, pas de version payante, pas de publicités. Les instances publiques sont maintenues bénévolement.

Puis-je faire confiance aux instances publiques ?

Le logiciel standard ne collecte aucune donnée. Mais un administrateur pourrait théoriquement modifier le code pour loguer les requêtes. C’est peu probable (aucun motif financier), mais pas impossible. Pour une confiance maximale, auto-hébergez votre propre instance.

Pourquoi Google ne fonctionne pas sur certaines instances ?

Google bloque activement les requêtes provenant d’instances SearXNG (CAPTCHAs, bans d’IP, détection d’empreinte TLS). C’est un problème récurrent et non résolu. Activez plusieurs moteurs (Bing, DuckDuckGo, Brave) pour compenser. Sur une instance privée derrière un VPN, Google fonctionne généralement mieux car le volume de requêtes est plus faible.

SearXNG est-il meilleur que DuckDuckGo ?

Pour la vie privée vérifiable : oui, objectivement. Le code de SearXNG est ouvert et auditable, celui de DuckDuckGo ne l’est pas. Pour la facilité d’utilisation : non. DuckDuckGo est prêt à l’emploi avec une interface soignée, des applications mobiles et des fonctionnalités IA. SearXNG est plus puissant mais plus technique.

Quelle est la différence entre Searx et SearXNG ?

SearXNG est un fork de Searx, créé en 2021 après des désaccords entre les mainteneurs sur l’ajout de fonctionnalités. Searx a été archivé en septembre 2023 et n’est plus maintenu. SearXNG est le successeur actif : plus de moteurs supportés (247+ vs ~70), thèmes modernisés, mises à jour régulières, et une communauté active.

Puis-je utiliser SearXNG avec mon IA locale ?

Oui, c’est même l’un des cas d’usage les plus populaires. SearXNG expose une API JSON qui s’intègre avec Perplexica (clone de Perplexity), Open WebUI, LangChain, LlamaIndex et d’autres outils. Le stack SearXNG + Ollama + Perplexica vous donne un Perplexity entièrement privé sur votre machine.

Comment installer SearXNG chez moi ?

La méthode la plus simple : Docker. Une seule commande lance l’instance. Pour une utilisation personnelle, aucune configuration avancée n’est nécessaire. Pour une instance publique ou un usage intensif, configurez le limiter (rate limiting), Redis/Valkey pour la base de données, et un reverse proxy (Nginx, Caddy, Traefik) avec HTTPS.