Ecosia est un cas à part dans le paysage des moteurs de recherche alternatifs. Ce n’est ni un projet tech comme Brave Search, ni un champion souverain comme Qwant, ni un proxy de Google comme Startpage. C’est un moteur de recherche qui se définit par sa mission climatique : utiliser 100 % de ses bénéfices pour planter des arbres et financer des actions pour le climat. Plus de 230 millions d’arbres plantés dans 35+ pays depuis 2009, un arbre toutes les 0,8 seconde. Le tout porté par un fondateur qui a cédé ses parts pour empêcher toute revente. L’ambition est sincère. Mais Ecosia reste un habillage de Bing (et partiellement de Google), avec des questions légitimes sur la transparence de ses rapports financiers auto-produits et sur l’efficacité réelle de la reforestation massive.

En résumé : Ecosia est un moteur de recherche à but non lucratif basé à Berlin, fondé en 2009 par Christian Kroll. Il utilise les résultats de Bing et Google, et reverse 100 % de ses bénéfices à des projets climatiques (principalement la plantation d’arbres). Certifié B Corp, entreprise en propriété intendante (steward-owned), Ecosia publie des rapports financiers mensuels. Avec 20 millions d’utilisateurs actifs mensuels, c’est le plus grand moteur de recherche à but non lucratif au monde. Depuis 2024, Ecosia développe avec Qwant l’index européen Staan pour réduire sa dépendance à Bing. Gratuit sur ecosia.org.

Qu’est-ce qu’Ecosia ?

Terme

Ecosia est un métamoteur de recherche allemand à but non lucratif, créé le 7 décembre 2009 à Berlin par Christian Kroll. Il affiche des résultats fournis par Microsoft Bing et Google, modifiés par ses propres algorithmes, et reverse 100 % de ses bénéfices à des projets d’action climatique — principalement la plantation d’arbres dans les pays du Sud. En moyenne, 45 recherches sur Ecosia = 1 arbre planté. L’entreprise est juridiquement protégée contre toute revente grâce au statut de steward-ownership.

L’histoire d’Ecosia

2009 — Christian Kroll, entrepreneur allemand né en 1983 à Wittenberg (ex-Allemagne de l’Est), fonde Ecosia à Berlin après un voyage au Brésil où il constate les ravages de la déforestation. Le lancement coïncide avec la Conférence de Copenhague sur le climat. Ecosia succède à ses projets précédents (Xabbel, Forestle, Znout).

2009-2013 — Partenariat avec le WWF : 80 % des bénéfices reversés à la protection des parcs nationaux de Juruena et Tumucumaque (forêt amazonienne brésilienne). Plus d’1,2 million d’euros collectés.

2013 — Ecosia atteint 1 million d’arbres plantés. L’entreprise compte 5 employés permanents et 10 bénévoles.

2014 — Publication des premiers rapports financiers mensuels. Cette transparence deviendra la marque de fabrique d’Ecosia.

2017 — Ecosia construit ses propres panneaux solaires, produisant 200 % de l’énergie renouvelable nécessaire à ses opérations. Le moteur devient carbone-négatif.

Octobre 2018 — Christian Kroll cède ses parts à la Purpose Foundation, une fondation externe à but non lucratif. Avec son co-propriétaire Tim Schumacher, ils renoncent définitivement au droit de vendre Ecosia ou d’en extraire des bénéfices. C’est le passage au statut de steward-ownership : juridiquement, Ecosia ne peut plus jamais être vendu ni détourné de sa mission.

2019 — Chiffre d’affaires de 20 millions d’euros. 50 millions d’arbres plantés en octobre. Le moteur atteint 15 millions d’utilisateurs actifs mensuels.

Juillet 2020 — Ecosia franchit la barre des 100 millions d’arbres plantés. L’entreprise emploie 70 personnes.

2022 — Passage à 20 millions d’utilisateurs actifs mensuels, 500 millions de recherches par mois. Nouveau branding. Passage des contrats de reforestation de 3 ans à 20 ans pour garantir la survie des arbres. Lancement de la notation climatique des entreprises (Climate Pledge Rating) avec la TU Berlin. Lancement du navigateur Ecosia (Chromium) en avril 2024 (desktop).

Octobre 2023 — Partenariat stratégique avec System1 pour diversifier les sources de résultats et les marchés.

Septembre 2023 — Intégration de résultats Google (en plus de Bing) au Canada, Mexique, Nouvelle-Zélande et Philippines.

Novembre 2024 — Création de la joint-venture European Search Perspective (EUSP) avec Qwant, pour développer l’index européen Staan.

Janvier 2025Mozilla annonce un partenariat avec Ecosia. Firefox ajoute Ecosia comme moteur par défaut en Autriche, Suisse, Belgique, Suède, Italie, Pays-Bas et Espagne.

Mai 2025 — Ecosia dépasse 230 millions d’arbres plantés. Lancement du nouveau compteur d’impact (seeds) et élargissement de la mission au-delà de la plantation : agriculture régénérative, énergie renouvelable, biodiversité, climate tech. Ecosia dépose 1 million d’euros chez un notaire à Berlin pour créer un « Prix Nobel du Climat ».

Août 2025 — L’index Staan commence à servir des résultats en France.

Juin 2025 — Fermeture de Freetree (extension shopping solidaire) faute d’utilisateurs suffisants.

Comment Ecosia fonctionne

Le mécanisme est simple à comprendre :

1. Vous cherchez sur Ecosia — L’interface est épurée, similaire à n’importe quel moteur. Votre recherche est envoyée aux serveurs d’Ecosia à Berlin.

2. Ecosia interroge Bing (et/ou Google) — Les résultats proviennent principalement de l’API Microsoft Bing, complétés depuis 2023 par des résultats Google dans certains pays. Ecosia modifie l’ordre des résultats avec ses propres algorithmes. L’index européen Staan (développé avec Qwant) commence à remplacer progressivement Bing pour les requêtes françaises et allemandes.

3. Les publicités génèrent des revenus — Des publicités contextuelles s’affichent via Microsoft Advertising et Google AdSense. Chaque clic sur une publicité génère quelques centimes pour Ecosia. C’est la seule source de revenus.

4. Les bénéfices financent le climat — Ecosia reverse 100 % de ses bénéfices à des projets climatiques. En octobre 2025, le revenu mensuel d’Ecosia était de 4,5 millions de dollars, dont la majorité a financé des projets dans 35+ pays. Les cinq plus gros bénéficiaires : Madagascar, Togo, Ouganda, Mali, Brésil.

En chiffres (2025) : 230+ millions d’arbres plantés dans 35+ pays. 1 600+ espèces d’arbres (dont 30+ menacées). 1 arbre toutes les 0,8 seconde. 20 millions d’utilisateurs actifs mensuels. ~4,5 millions de dollars de revenus mensuels. 92+ millions d’euros investis dans l’action climatique depuis 2009. 200 % d’énergie renouvelable produite (carbone-négatif). Revenu mensuel d’octobre 2025 : 4 496 433 $, dont les arbres financés : 1 911 574.

Ce qui rend Ecosia unique

La propriété intendante (steward-ownership)

C’est l’élément le plus remarquable d’Ecosia. En 2018, Christian Kroll a transféré la majorité des parts d’Ecosia à la Purpose Foundation, une organisation à but non lucratif externe. Cette fondation détient un droit de veto sur toute tentative de vente, d’extraction de bénéfices ou de prise de contrôle externe. En pratique, cela signifie qu’Ecosia ne peut jamais être vendu, que personne ne peut en extraire de bénéfices personnels, et que la mission climatique est juridiquement verrouillée. C’est irréversible.

Comparez avec les situations de Startpage (racheté par System1, une entreprise de pub ciblée) ou de Qwant (racheté par Synfonium) : Ecosia est structurellement protégé contre ce type de dérive.

La transparence financière

Ecosia publie chaque mois un rapport financier détaillé montrant exactement combien le moteur a gagné, combien a été dépensé en opérations, taxes, marketing, et combien a été reversé aux projets climatiques. C’est le contenu le plus consulté du blog Ecosia. Aucun autre moteur de recherche n’offre ce niveau de transparence financière.

L’énergie renouvelable et le carbone négatif

Ecosia possède ses propres installations solaires qui produisent 200 % de l’énergie renouvelable nécessaire au fonctionnement de ses serveurs et opérations. Le surplus alimente le réseau. Ecosia est donc carbone-négatif : il retire plus de CO2 de l’atmosphère qu’il n’en émet. En comparaison, Google se dit carbone-neutre depuis 2007 via des compensations (offsetting) — une approche largement critiquée par les experts.

Les contrats de 20 ans

Depuis 2022, Ecosia signe des contrats de 20 ans avec ses partenaires de reforestation (contre 3 ans auparavant). Les arbres sont suivis pendant au moins 3 ans via satellite, géolocalisation et visites de terrain. Ecosia plante des espèces natives (pas de monocultures), co-conçoit les projets avec les communautés locales, et ne vend pas de crédits carbone : c’est de la reforestation directe, pas de la compensation.

Ecosia vs DuckDuckGo

Ecosia
Moteur écologique, Bing + Google
VS
DuckDuckGo
Moteur privé, Bing + 400 sources
Bing + Google + index Staan (en dev.)
Source des résultats
API Bing + DuckDuckBot + 400 sources
100 % des bénéfices pour le climat
Mission principale
Protection de la vie privée
Allemagne (Berlin), GDPR
Juridiction
États-Unis (Pennsylvanie)
Purpose Foundation (steward-ownership)
Structure
Entreprise privée classique
Rapports financiers mensuels publics
Transparence financière
Aucun rapport financier publié
Ecosia Chat (OpenAI) + Flash search
IA intégrée
Duck.ai (GPT-5 mini, Claude, Llama, Mistral)
B Corp certifiée
Certification éthique
Aucune certification externe
20 millions MAU
Base utilisateurs
80+ millions MAU
Anonymise recherches sous 7 jours
Vie privée
Ne stocke aucune donnée de recherche
Navigateur Chromium (desktop + mobile)
Navigateur
Navigateur mobile (iOS/Android)

Les limites et controverses

La dépendance à Bing (et Google et System1)

C’est la critique structurelle la plus sérieuse. Ecosia n’a pas d’index propre. Ses résultats viennent de Bing, complétés par Google dans certains pays et par System1 depuis octobre 2023. Concrètement, quand vous cherchez sur Ecosia, votre requête est envoyée à Microsoft (et/ou Google), qui reçoivent votre adresse IP et votre recherche pour fournir des résultats et des publicités. C’est écrit noir sur blanc dans la politique de confidentialité d’Ecosia.

Le partenariat avec System1 (annoncé en octobre 2023) est particulièrement notable : System1 est la même entreprise de publicité ciblée qui a racheté Startpage. Ecosia le présente comme un moyen de diversifier ses sources, mais c’est un partenaire dont le business model repose sur l’acquisition de trafic publicitaire.

L’index Staan (avec Qwant) est censé réduire cette dépendance, mais il est encore embryonnaire.

La vie privée : correct, pas excellent

Ecosia ne crée pas de profils personnels et ne vend pas de données à des annonceurs. Mais sa politique de confidentialité est plus nuancée qu’on ne le pense :

  • Votre IP et vos recherches sont partagées avec Bing et/ou Google pour les résultats et les publicités
  • Votre IP est partagée avec Tripadvisor et Wikimedia quand des images de ces services s’affichent
  • Les recherches sont anonymisées sous 7 jours (pas immédiatement comme Startpage)
  • Pour Ecosia Chat (IA), les requêtes sont conservées pour améliorer le service et envoyées à OpenAI

C’est nettement mieux que Google, comparable à DuckDuckGo dans la pratique, mais en dessous de Startpage (aucune donnée transmise à Google) ou Brave Search (index propriétaire, pas de tiers).

Le pourcentage réel consacré aux arbres

Ecosia dit reverser « 100 % de ses bénéfices » au climat. C’est vrai. Mais « bénéfices » n’est pas « revenus ». En pratique, selon les rapports mensuels d’Ecosia et des analyses indépendantes :

  • En 2023, le pourcentage de revenus allant directement à la plantation d’arbres oscillait entre 19 % et 27 % selon les mois
  • Le reste du revenu couvre les coûts opérationnels (serveurs, salaires, taxes, marketing) et les « réserves financières et investissements verts »
  • Des alternatives comme Search For Trees allouent 60 % de leur revenu à la plantation

Le chiffre « 80 % des bénéfices » ou « 100 % des profits » est techniquement exact, mais peut donner l’impression que presque tout l’argent va aux arbres. En réalité, environ un quart du revenu total y est directement consacré. C’est toujours infiniment plus que Google (zéro), mais c’est moins spectaculaire que le marketing le suggère.

Les rapports financiers sont auto-produits

Ecosia publie des rapports financiers mensuels, ce qui est remarquable. Mais ces rapports sont auto-produits, pas audités par un tiers indépendant. La certification B Corp est un bon signal (audits de processus et pratiques), mais ce n’est pas un audit financier au sens comptable. Pour une entreprise qui demande à ses utilisateurs de lui faire confiance avec leur impact environnemental, un audit financier indépendant annuel serait un plus.

La survie des arbres

C’est la question que tout le monde pose : les arbres plantés survivent-ils ? Ecosia a amélioré sa réponse au fil du temps. Le passage aux contrats de 20 ans, l’utilisation d’espèces natives, le monitoring satellite pendant minimum 3 ans, et la collaboration avec les communautés locales sont des pratiques solides. Ecosia plante 6 plants par arbre comptabilisé pour tenir compte des pertes. Le compteur global « ne dépasse jamais le nombre d’arbres réellement en terre » et ne compte que les arbres ayant survécu au moins 3 ans.

Cela dit, les taux de survie exacts par projet ne sont pas tous publiquement disponibles, et la reforestation à grande échelle dans des zones arides (Madagascar, Mali, Togo) reste intrinsèquement difficile. Le scepticisme n’est pas déplacé, mais les pratiques d’Ecosia sont considérées comme sérieuses par les experts en reforestation.

La critique du « greenwashing doux » : certains critiques estiment que le modèle Ecosia peut encourager une forme de bonne conscience paresseuse — l’idée que chercher sur Internet « sauve la planète » sans rien changer à sa consommation. C’est une critique structurelle du concept d’éco-consommation qui ne vise pas spécifiquement Ecosia, mais qui mérite d’être mentionnée. Ecosia elle-même a élargi sa mission au-delà des arbres (agriculture régénérative, énergie renouvelable, biodiversité, climate tech) pour répondre à cette critique. Chercher sur Ecosia plutôt que Google est un geste positif — mais ce n’est pas un substitut à une réduction réelle de sa consommation.

Ce qu’Ecosia fait bien (et moins bien)

Pour qui est fait Ecosia ?

Ecosia est particulièrement adapté si :

Vous voulez que vos recherches aient un impact environnemental concret — C’est la proposition unique d’Ecosia. Aucun autre moteur de recherche ne finance directement la reforestation à cette échelle. Si vous cherchez déjà sur Google ou Bing, passer à Ecosia ne change rien à votre expérience mais finance des projets climatiques.

Vous valorisez la transparence financière — Les rapports mensuels, la certification B Corp, et le steward-ownership font d’Ecosia l’entreprise tech la plus transparente de ce comparatif.

Vous voulez un moteur « safe » et éthique — Ecosia ne peut pas être racheté, ne peut pas être détourné, et son fondateur a juridiquement renoncé à en profiter personnellement. C’est une garantie structurelle qu’aucun autre moteur n’offre.

Vous êtes utilisateur Firefox en Europe — Ecosia est désormais moteur par défaut dans 7 pays européens sur Firefox.

Ecosia n’est pas le meilleur choix si :

  • La vie privée est votre priorité absolue (préférez Brave Search, Startpage ou DuckDuckGo)
  • Vous voulez un moteur techniquement indépendant (Ecosia dépend de Bing/Google/System1)
  • Vous êtes gêné par le partenariat avec System1
  • Vous cherchez les meilleurs résultats de recherche possibles (Ecosia = Bing, qui est inférieur à Google)
  • Vous considérez que le modèle « chercher pour planter » est du greenwashing déguisé

Comment utiliser Ecosia


Étape 1 : Rendez-vous sur ecosia.org depuis n’importe quel navigateur — aucune inscription nécessaire

Étape 2 : Effectuez votre recherche normalement. Les résultats s’affichent avec les onglets Web, Images, Vidéos, News, Maps. Les publicités sont identifiées en haut des résultats — c’est en cliquant dessus que vous générez le plus de revenus pour les arbres

Étape 3 : Pour suivre votre impact, créez un compte gratuit (ou connectez-vous avec Google). Votre tableau de bord affiche vos seeds (points quotidiens), les plants financés, l’énergie produite et la surface restaurée

Étape 4 : Installez l’extension Ecosia pour Chrome, Firefox, Edge ou Brave pour définir Ecosia comme moteur par défaut dans la barre d’adresse

Étape 5 : Sur mobile, téléchargez le navigateur Ecosia (iOS/Android) — un navigateur Chromium complet avec Ecosia intégré et un compteur d’impact dans la page d’accueil

Étape 6 : Consultez les rapports financiers mensuels pour vérifier par vous-même où va l’argent de vos recherches

FAQ

Ecosia est-il gratuit ?

Oui, entièrement. Ecosia se finance par les publicités affichées dans les résultats de recherche. Vous n’avez rien à payer. Chaque clic sur une publicité génère quelques centimes qui financent des projets climatiques.

Combien de recherches pour planter un arbre ?

En moyenne, 45 recherches = 1 arbre planté. Le chiffre exact varie selon les régions et les tarifs publicitaires. En réalité, ce sont les clics sur les publicités qui génèrent les revenus, pas les recherches elles-mêmes. Si vous n’utilisez jamais les pubs, vos recherches ne financent pas directement d’arbres.

Les arbres sont-ils réellement plantés ?

Oui. Ecosia publie des rapports mensuels détaillant chaque projet, les pays concernés et les montants investis. Les projets sont suivis par satellite, géolocalisation et visites de terrain pendant minimum 3 ans. Ecosia plante 6 plants par arbre comptabilisé pour anticiper les pertes. Le compteur global ne compte que les arbres ayant survécu au moins 3 ans.

Ecosia peut-il être racheté ?

Non. Depuis 2018, la majorité des parts appartient à la Purpose Foundation, qui détient un droit de veto sur toute vente. Christian Kroll et le co-propriétaire Tim Schumacher ont juridiquement renoncé au droit de vendre Ecosia ou d’en extraire des bénéfices. C’est irréversible.

Ecosia respecte-t-il ma vie privée ?

Correctement, mais pas parfaitement. Ecosia ne crée pas de profils et ne vend pas vos données. Mais vos recherches et votre IP sont transmises à Bing et/ou Google pour les résultats et publicités. Les données sont anonymisées sous 7 jours. Pour Ecosia Chat, les données sont envoyées à OpenAI. Si la vie privée est votre priorité absolue, Brave Search ou Startpage sont de meilleurs choix.

Ecosia est-il meilleur que DuckDuckGo ?

Ça dépend de votre priorité. Si c’est l’impact environnemental : Ecosia est sans rival. Si c’est la vie privée : DuckDuckGo est supérieur (pas de transmission de données à des tiers, anonymisation immédiate). Si c’est les fonctionnalités IA : DuckDuckGo avec Duck.ai offre plus de choix de modèles. Les deux dépendent de Bing pour leurs résultats.

Pourquoi Ecosia s’est-il associé à System1 ?

Ecosia a annoncé en octobre 2023 un partenariat stratégique avec System1 pour diversifier ses sources de résultats et s’étendre à de nouveaux marchés. System1 est une entreprise de publicité en ligne (la même qui détient Startpage). Christian Kroll a justifié ce partenariat par la nécessité de « plus de flexibilité » et de « meilleures capacités de recherche ». Le steward-ownership protège Ecosia contre une prise de contrôle, mais le partenariat signifie qu’une partie de l’infrastructure de recherche passe par une entreprise de publicité ciblée.

L’IA d’Ecosia est-elle cohérente avec sa mission écologique ?

C’est un point de tension. Ecosia a ajouté des fonctionnalités d’IA générative (résumés, chat via OpenAI), ce que des utilisateurs critiquent car l’IA est gourmande en énergie et en eau. Ecosia affirme construire « l’IA la plus verte du monde » et compenser l’empreinte, mais le paradoxe d’un moteur écologique utilisant l’IA — une technologie très énergivore — est réel. Certains utilisateurs demandent la possibilité de désactiver l’IA, ce qui n’est pas toujours facile.