Manuel utilisateur officiel
Documentation complète du logiciel, hébergée sur le Confluence de Next Limit. Le nom de l'espace, rf2016docs, dit à lui seul depuis quand elle n'a pas changé de structure.
Simulation de fluides et multiphysique pour les effets visuels : solveurs GPU Dyverso, grandes masses Hybrido, corps rigides et souples Caronte, surfaces océaniques RealWave.
Le simulateur de fluides qui a valu un certificat de l'Academy à ses trois auteurs en 2008, et qui n'a plus connu de version majeure depuis juin 2019. Solveurs toujours solides, tarifs divisés par deux, Python 2.7 dans la fiche technique et un éditeur parti faire de l'IA.
RealFlow est le logiciel qui a fait entrer la simulation de fluides dans les studios sans qu’ils aient à l’écrire eux-mêmes. En février 2008, l’Academy lui décernait un Technical Achievement Award en le désignant comme le premier système de simulation de liquides largement adopté et commercialisé pour les effets visuels. Dix-huit ans plus tard, la dernière version s’appelle toujours 10.5 et date de juin 2019.
Le 9 février 2008, à la 80e cérémonie des Scientific & Technical Awards, Victor Gonzalez, Ignacio Vargas et Angel Tena reçoivent un certificat de l’Academy pour la création de RealFlow. La citation est précise : le premier système de simulation de liquides largement adopté, disponible dans le commerce et simple à prendre en main.
Le même soir, l’Academy récompense cinq autres systèmes de fluides. Les outils de Rhythm & Hues, Maya Fluid Effects, Flowline de Scanline reçoivent eux aussi un certificat. Les systèmes maison de Digital Domain et d’Industrial Light & Magic reçoivent une plaque, la distinction supérieure. Tous développés en interne, par des studios, pour eux-mêmes.
RealFlow était le seul de la liste qu’on pouvait acheter. C’était son avantage, et c’est devenu sa position : les studios capables d’écrire leur propre solveur ne l’ont jamais lâché, et le reste du marché est parti chez Houdini.
La version courante affichée par Next Limit est RealFlow 10.5, sortie le 3 juin 2019. La branche entière tient en trois dates : RealFlow 10 le 1er décembre 2016, RealFlow 10.1 le 19 mai 2017, RealFlow 10.5 le 3 juin 2019. Depuis, plus rien. À sa sortie, la presse spécialisée notait déjà que la 10.5 était la première mise à jour significative du produit autonome depuis deux ans.
Sur la boutique en ligne, un pack promotionnel s’intitule toujours « RealFlow turns 20 ». Le logiciel est sorti en 1998 : cette offre d’anniversaire date de 2018 et elle est encore en vente.
Le reste va dans le même sens. Les menus du site officiel pointent vers un sous-domaine de préproduction WordPress.com. Le manuel utilisateur est hébergé dans un espace de documentation nommé rf2016docs. La galerie de cas clients s’arrête à The Divergent Series: Allegiant, sorti en 2016, et à la série Once Upon A Time. Et la liste officielle des fonctionnalités annonce des interfaces de programmation en Python 2.7, une version du langage dont le support a pris fin le 1er janvier 2020.
Next Limit, de son côté, a vendu son solveur industriel XFlow à Dassault Systèmes en 2016, puis s’est redéployé en 2018 sur l’intelligence artificielle avec Anyverse et sur la décoration d’intérieur avec RoomBox. La frise des réalisations affichée par la société s’arrête en 2023, et les entrées récentes concernent Anyverse.
Le cœur du logiciel est Dyverso, un solveur multiphysique accéléré par GPU qui gère dans une même simulation des liquides, des corps rigides, des matériaux granulaires comme le sable ou la neige mouillée, des élastiques, des viscoélastiques et des liquides visqueux du type miel ou caramel. Pour les grandes masses d’eau, crues et vagues déferlantes, RealFlow bascule sur Hybrido et son solveur HyFLIP.
À côté, deux modules que beaucoup de présentations oublient. Caronte est un moteur de dynamique de corps multi-thread, rigides et souples, avec déformation libre plastique et élastique sur des maillages haute résolution. RealWave produit des surfaces océaniques déformables par objets et particules, avec export de cartes de displacement et corps flottants.
Le reste tient de l’outil de production mûr : maillage rapide sur fluides à particules et à grille, distribution des calculs en réseau par domaines indépendants avec Job Manager et Job Node, programmation par nœuds avec le système Graphs, interfaces C++ et Python, et rendu intégré via Maxwell Render, le moteur maison de Next Limit.
Côté échange, RealFlow lit et écrit l’Alembic, avec un outil de recollage de séquences, ainsi que l’OpenVDB et le Field3D pour les données volumétriques. La liste officielle des fonctionnalités ne mentionne pas l’USD.
Toutes les licences autonomes sont affichées à moins cinquante pour cent sur la boutique de l’éditeur, une remise qui ne ressemble pas à une promotion de saison. L’entrée de gamme, un poste plus un nœud de simulation, passe de 995 à 497,50 euros. La formule Plus, un poste et cinq nœuds, de 1 295 à 647,50 euros. Le Starter Pack, deux postes et dix nœuds, de 1 795 à 897,50 euros. Le Premium Pack, quatre postes et vingt nœuds, de 3 695 à 1 847,50 euros. Un pack de cinq nœuds supplémentaires coûte 495 euros.
Les éditions intégrées se vendent 695 euros chacune, pour Cinema 4D, Maya et 3ds Max. Attention à leur numérotation : RealFlow | Cinema 4D en est à la version 3, tandis que les éditions Maya et 3ds Max sont toujours en 1.0. Des passerelles RFConnect existent par ailleurs vers 3ds Max, Cinema 4D, Maya et Houdini.
Il n’y a pas d’abonnement, pas de version gratuite permanente, et une démo à demander par formulaire.
Pour un studio qui a déjà une licence et une bibliothèque de scènes, RealFlow reste un outil qui fait le travail : les solveurs n’ont pas vieilli, la qualité des liquides à moyenne échelle tient toujours la comparaison, et 497,50 euros pour un poste est un ticket d’entrée sans équivalent sur ce marché.
Pour quelqu’un qui démarre en 2026, c’est un autre calcul. Un logiciel dont la dernière version date de 2019, dont les interfaces de script reposent sur un Python abandonné depuis six ans, dont le format d’échange dominant du secteur n’apparaît pas dans la fiche technique et dont l’éditeur communique désormais sur autre chose, ne se choisit pas pour construire un pipeline destiné à durer. Houdini couvre le même terrain en restant au cœur de l’industrie, et Blender simule des fluides gratuitement pour les besoins courants.
Reste le cas particulier qui justifie encore l’achat : un plan précis à sortir vite, sur une machine équipée, avec un résultat connu d’avance. C’est exactement ce pour quoi RealFlow avait été conçu, et c’est ce qu’il fait encore.
Daemon Macro destiné à reproduire l'aspect des fluides filmés en macrophotographie rapide, notamment l'épaississement du bord des couronnes d'éclaboussure. Nouveau mode de cohésion par courbure sur le daemon de tension de surface, compatible avec les particules standard comme avec Dyverso. Compatibilité avec la version courante de Maxwell Render et son débruiteur Altus. Première mise à jour significative du produit autonome depuis deux ans, et dernière à ce jour.
Mise à jour gratuite, que l'éditeur lui-même décrivait comme méritant d'être appelée 10.5. Matériaux visqueux et viscoélastiques officiellement pris en charge par Dyverso, paramètre de résistance à la traction et renfort de vorticité, masquage de fluide permettant d'exclure une partie du volume sans retoucher le conteneur, filtrage par identifiant d'émetteur, clonage de nœuds conservant hiérarchies et connexions.
Version qui installe Dyverso comme solveur multiphysique accéléré par GPU, capable de faire cohabiter liquides, corps rigides, matériaux granulaires et élastiques dans une même simulation. Hybrido gagne un facteur deux en vitesse de résolution et perd près de la moitié de son empreinte mémoire. Nouveau daemon Particle Skinner, modes Object pour les daemons k Volume et falloff, Pack and Go, outil d'accès rapide. C'est la version encore vendue aujourd'hui.
Notes basées sur l'expérience de la rédaction et les retours de la communauté (0 à 10).
Documentation officielle, tutos, communautés actives et écosystème d'addons.
Documentation complète du logiciel, hébergée sur le Confluence de Next Limit. Le nom de l'espace, rf2016docs, dit à lui seul depuis quand elle n'a pas changé de structure.
Chaîne officielle : démonstrations de solveurs, tutoriels de daemons et bobines de cas clients.
Le descriptif technique de référence, solveur par solveur. C'est aussi là qu'on lit les interfaces Python 2.7 et l'absence d'USD.
Forum d'entraide historique de l'outil, seul espace de discussion officiel encore ouvert.
Espace de gestion des licences et des mises à jour, et point d'entrée du support technique.
Boutique officielle : licences autonomes, nœuds de simulation et éditions intégrées. Les tarifs y sont affichés remisés de moitié.
Les études de cas retenues par l'éditeur, dont Allegiant et Once Upon A Time chez Fusion CI Studios. Utile pour voir le rendu réel, et pour dater la vitrine.
Le site de l'éditeur, qui présente aussi Maxwell Render, XFlow cédé à Dassault Systèmes en 2016, et le virage de 2018 vers Anyverse et RoomBox.
Termes techniques abordés dans cet outil — cliquez pour la définition complète.
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