Final Fantasy VII: Advent Children, la critique

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Final Fantasy VII: Advent Children est un petit bijou d’animation sorti en 2005. On considère le film comme une oeuvre de fan service (de qualité) dédiée aux aficionados du volet le plus culte de la saga Final Fantasy. D’ailleurs, tous les gamers qui ont connu la PS1 se souviennent de l’impact du jeu lorsqu’il sort en 1997. C’est cet opus qui va faire le succès de la licence SquareSoft. Après le succès de plusieurs jeux et devant l’attente des fans, l’éditeur lancera le film Final Fantasy : Les Créatures de l’esprit en 2001. Ce sera un véritable échec commercial à la suite duquel Square fusionnera avec son principal concurrent pour devenir Square Enix.

Pour réaliser le film, Yoshinori Kitase travaille avec l’appui de Tetsuya Nomura. Ce dernier intervient sur la licence depuis Final Fantasy V. Le film s’écoulera à 11 millions d’exemplaires. Revenons sur les éléments qui ont fait le succès de cette longue scène cinématique.

Un épilogue concentré en actions et en clins d’œil aux fans

vincent valentine, tifa lockheart, FF VII Advent Children

Si on fait le parallèle avec le scénario des Créatures de l’Esprit, pas de doute, Square Enix a bien compris et rectifié son erreur. Le film précédent nous plaçait dans un univers qu’on associait difficilement à Final Fantasy. Les événements d’Advent Children, au contraire, s’ancrent parfaitement dans la narration de FF VII. Surtout, cette suite n’en est pas vraiment une. C’est plutôt une longue cinématique en images de synthèse, voire un épilogue. Le scénario d’Advent Children n’a pas la prétention d’égaler celui de FF VII et suit une autre voie. Le film se divise en deux parties. Lors de la première, on redécouvre tous les héros du RPG, tandis que la seconde est un pur concentré d’action. Le spectateur novice suivra un film d’animation truffé de scènes d’action badass mais passera à côté de nombreuses références que seuls les initiés reconnaîtront.

L’intrigue se déroule 2 ans après la défaite de Séphiroth. Elle tourne autour de Cloud Strife et de son chemin rédempteur. Cette quête s’ancre dans une thématique et une symbolique biblique. Bien que la Terre ait stoppé le météore en utilisant la rivière de la vie, les humais en subissent le contrecoup avec l’apparition d’une nouvelle maladie : la Geostigma.

Une ambiance visuelle propre à Midgar revisitée et magnifiée

Cloud Strife, FF VII Advent Children

Côté graphique, on en prend plein la vue et ce dès le début du film ! La scène d’introduction en vue de plongée dans les nuages laisse place à un relief qui plaira aux habitués des openings Final Fantasy et de Terragen. On retrouve Rouge XIII, comme à la fin du jeu. Seulement ici, il est en haute définition 178 cm 1920x1080p. Un vrai plaisir pour les yeux !

On reconnaît parfaitement le monde cyberpunk et futuriste ou évoluaient l’équipe d’Avalanche face à la Shinra et Sephiroth. Les protagonistes et les décors sont extrêmement bien adaptés. Cependant, ils revêtent un aspect moins photo-réaliste que dans le film précédent et épousent une esthétique propre à l’opus. Avec les progrès de l’animation et des VFX, on prend un réel plaisir à observer chaque petit clin d’œil. Que ce soit le style de combat amélioré, les matérias ou l’attitude de Yufi à leurs égards… sans oublier les invocations. Même la petite musique de victoire qui se déclenche lorsque l’on remporte un combat a son petit moment. On redécouvre aussi l’OST d’origine avec quelques remix. Tous les fans (dont moi) ont apprécié le remix de One Winded Angel. Bien sûr, je préfère la version originale, mais celle-ci accompagne à merveille le combat final.

Bien que cet épilogue soit centré sur Cloud, on retrouve aussi tous ses amis, même Cait Sith. D’ailleurs, certaines scènes ressemblent presque à un hommage. Je pense en particulier à celle où toute l’équipe combat l’invocation. En grand fan de Vincent Valentine, j’ai trouvé son entrée style « Alucard » particulièrement réussie. Les Turk sont toujours aussi stylés, complices et drôles (en particulier Réno et Rude) et toujours aussi fidèles à Rufus Shinra. On retrouve aussi des personnages emblématiques disparus. Il y a par exemple l’ancienne Aerith. On remarque aussi le mentor de Cloud, Zack Fair, détenteur de la Buster Sword avant lui. Tous ces clins d’œil, et bien d’autres, ne passeront pas inaperçus aux yeux des fans.

Les seuls personnages inconnus sont ceux du gang de Kadaj. Ce sont Yazoo, Loz et Kadaj. Ils se présentent comme des incarnés de Sephiroth. De plus, ils recherchent Jénova qui serait leur mère, même s’ils semblent par moment dépassés par leur objectif.

Final Fantasy: Advent Children, un film surtout pour les fans

Ce film de synthèse est un cadeau destiné aux fans du jeu vidéo Final Fantasy VII et de son univers étendu. Ceux qui ne connaissent pas la franchise – ou qui la connaissent peu – passeront un excellent moment mais passeront à côté de beaucoup de petites pépites. Les fans retrouveront un univers sublimé à tous les niveaux. Tout ce qu’ils avaient pu imaginer et qui n’était pas possible, compte tenu des contraintes techniques en 1997, sera désormais visible. Petite cerise sur le gâteau : la version longue Blu Ray 2019 ! Elle propose 25 minutes de film supplémentaires avec un combat final légèrement différent. Là encore, les fans savent de quoi il retourne !

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