Trigun Stargaze : critique de la phase finale 📺 Série
2026 - 2026 Action, Drame, Science-Fiction, Western Terminé Shōnen

Trigun Stargaze : critique de la phase finale

Trigun Stargaze

トライガン・スターゲイズ

La phase finale de la continuité Stampede s'est achevée en mars 2026. Notre bilan complet d'une conclusion qui divise.

12 Épisodes
25 min Par épisode
Hiver 2026
7.0 /10
Disponible sur

Synopsis & Critique

Trigun Stargaze avait une mission impossible : conclure la continuité lancée par Stampede tout en réconciliant trois publics qui ne veulent pas la même chose. Diffusée du 10 janvier au 28 mars 2026, la série de Studio Orange a achevé sa course en douze épisodes, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle divise. Certains y voient la conclusion que la franchise méritait, d’autres une trahison de Stampede, voire du manga. Notre avis sur Trigun Stargaze se situe entre les deux, et cette critique va vous expliquer précisément pourquoi, pour que vous sachiez si cette phase finale est faite pour vous.

Trigun Stargaze, c’est quoi ? La saison 2 de Trigun Stampede

Commençons par répondre à la question que tout le monde se pose : Trigun Stargaze est la suite directe de Trigun Stampede, sa saison 2 en pratique. Le nom change, pas la continuité. Annoncée dès le dernier épisode de Stampede sous l’appellation de « phase finale », elle reprend l’histoire deux ans et demi après la tragédie de July, qui a rayé une ville entière de la carte et plongé la planète dans le chaos.

Le paysage a changé. Meryl est devenue journaliste confirmée, épaulée par une nouvelle partenaire que les fans de 1998 connaissent bien, Milly Thompson, enfin intégrée à cette continuité. Wolfwood rôde. Et Vash, brisé par July, survit caché sous le nom d’Eriks dans une bourgade perdue, jusqu’à ce qu’un SOS venu du vaisseau Ship 3 le remette en mouvement. En face, l’organisation de Knives orchestre des vols de Plants à travers No Man’s Land, prélude à l’affrontement final entre les deux frères. Tout ce que Stampede avait semé se joue ici.

Trigun Stargaze : date, épisodes, diffusion

Trigun Stargaze compte 12 épisodes, diffusés au Japon du 10 janvier au 28 mars 2026 sur TV Tokyo, et en simulcast en France au fil de la diffusion. La série est donc terminée et se regarde désormais d’une traite, ce qui, on va le voir, lui rend service. Studio Orange reste à la production de l’animation, mais le staff principal change : la réalisation passe à Masako Satō, l’écriture à Kazuyuki Fudeyasu, et le chara-design d’animation est confié à Kiyotaka Oshiyama, le réalisateur du film primé Look Back, tandis que Kouji Tajima rempile au concept design. Côté habillage, l’opening « Picaresque Hero » est signé ano et l’ending « Stardust » revient au groupe FOMARE. Ces changements d’équipe ne sont pas un détail administratif : ils expliquent une partie du débat qui entoure la série, et l’annonce officielle relayée par la presse spécialisée les détaillait dès octobre 2025.

Notre bilan : ce que vaut vraiment Trigun Stargaze

Alors, que vaut cette phase finale maintenant qu’elle est complète ? Disons-le franchement : c’est une bonne série, mais ce n’est pas tout à fait la grande série que Stampede laissait espérer.

Commençons par ce qui fonctionne. La construction d’ensemble, d’abord : douze épisodes découpés en trois actes limpides, l’état des lieux après July, la montée des forces de Knives, puis le déchaînement final. Cette architecture classique donne à la saison une lisibilité que beaucoup de conclusions d’anime n’ont pas, et le dernier tiers tient ses promesses, avec des affrontements inventifs et de vrais paiements émotionnels pour ceux qui suivent ces personnages depuis 2023. Mention spéciale à l’épisode 8, sommet absolu de la saison : l’entrée en scène de Livio et de son alter ego déchaîne Orange dans un déluge d’action aussi baroque que jouissif, le genre d’épisode qui rappelle pourquoi ce studio n’a pas d’équivalent en CGI.

Ce qui coince, maintenant. Le rythme, encore lui : là où Stampede sprintait, Stargaze alterne des épisodes contemplatifs centrés sur un Vash éteint et des explosions d’action, sans toujours trouver l’équilibre. Ce Vash passif, précisément, est le vrai point de friction de la saison. Le choix est cohérent sur le papier, un homme broyé par July ne se relève pas en un épisode, mais il prive longtemps la série de son centre de gravité, et ce sont les seconds rôles qui portent le récit pendant qu’il se reconstruit. Selon votre sensibilité, vous y verrez une audace d’écriture ou une frustration permanente. Nous, on y voit un peu des deux : l’idée est belle, son dosage est raté d’un ou deux épisodes.

Reste la question qui fâche, celle de l’adaptation. Stargaze pioche massivement dans Trigun Maximum, mais en remixant l’ordre des événements et en compressant une matière énorme en douze épisodes. Les lecteurs du manga y perdent des développements entiers, et leur frustration se comprend. Pour le spectateur qui ne connaît que Stampede, en revanche, le récit reste parfaitement suivable, et c’est sans doute le public pour lequel cette saison a été pensée.

Meryl journaliste confirmée et Milly enfin de retour : le duo culte de 1998 rejoint la continuité Stampede
Meryl journaliste confirmée et Milly enfin de retour : le duo culte de 1998 rejoint la continuité Stampede

Ce que Stargaze change par rapport à Stampede

Le changement le plus visible est esthétique. Sous la direction artistique d’Oshiyama, Vash abandonne la silhouette juvénile de Stampede pour retrouver le manteau rouge et la coupe iconiques, un pont visuel assumé vers le design historique. La CGI d’Orange reste somptueuse, même si la mise en scène de Satō, plus posée que celle de Kenji Muto, privilégie l’ampleur des plans aux fulgurances nerveuses de la saison 1. Nous avions analysé cette grammaire visuelle dans notre critique de Trigun Stampede, et la comparaison est frappante : mêmes outils, autre tempérament.

Le ton évolue aussi. Stampede était une origin story tendue comme un arc ; Stargaze est un récit de reconstruction puis d’apocalypse, plus ample, plus mélancolique, parfois plus démonstratif. Certains fans de la première saison y voient un cran en dessous en matière de focus, et le reproche n’est pas infondé. D’autres apprécieront au contraire que la série prenne enfin le temps de respirer. Une chose est sûre : les deux saisons ne se ressemblent pas, et il faut aborder Stargaze pour ce qu’elle est plutôt que pour ce qu’on attendait d’elle.

Une fin à la hauteur de l’héritage Trigun ?

Sans rien divulgâcher, la conclusion de Stargaze a le mérite d’exister pleinement : elle referme l’arc des deux frères, répond à la question morale qui hante la franchise depuis le premier épisode de 1998, celle d’un homme qui refuse de tuer dans un monde qui l’y pousse, et offre à cette continuité une vraie fin, là où l’anime original avait dû improviser la sienne en dépassant le manga. Sur ce point précis, la nouvelle continuité accomplit ce qu’aucune version de Trigun n’avait réussi avant elle.

Est-ce la meilleure incarnation de l’œuvre de Nightow ? Non. La profondeur du questionnement, la lente construction de Vash, la densité morale du trio Vash, Wolfwood, Knives : tout cela vit toujours dans l’anime de 1998, et notre critique de Trigun (1998) explique pourquoi ce monument reste irremplaçable. Stargaze n’est pas le sommet de la franchise. C’est sa conclusion, et c’est déjà beaucoup.

affrontement final entre vash et kinves trigun stargaze
L’affrontement des deux frères, promis depuis 2023, trouve enfin sa résolution

Verdict, donc. Trigun Stargaze est une conclusion imparfaite mais sincère, portée par une CGI toujours au sommet et plombée par un rythme inégal et un héros trop longtemps spectateur de sa propre histoire. Si vous avez aimé Stampede, vous devez la voir : elle transforme rétroactivement la saison 1 en première moitié d’un vrai récit complet. Si vous découvrez la franchise, commencez par Stampede, enchaînez sur Stargaze, puis offrez-vous l’original de 1998 pour mesurer le chemin parcouru. Et pour situer cette trilogie d’adaptations dans la grande histoire du média, notre guide sur l’histoire de l’animation japonaise replace le cas Trigun dans son contexte : celui d’un classique que chaque génération réinvente à son image.

Bande-annonce

Bande-annonce officielle

🇯🇵 Casting VO (Seiyuu)

Yoshitsugu Matsuoka
Vash the Stampede

Équipe technique

Réalisatrice Masako Satō
Scénario / composition Kazuyuki Fudeyasu
Chara-design animation Kiyotaka Oshiyama
Concept design Kouji Tajima
Compositeur Tatsuya Kato
Studio Orange
Œuvre originale Yasuhiro Nightow

Notre avis

Notes détaillées

Scénario 6.5/10
Animation 9.0/10
Personnages 7.0/10
Musique / OST 8.0/10
Doublage 8.5/10

Points forts

  • Une vraie conclusion : l'arc des deux frères est enfin refermé
  • Structure limpide en trois actes, dernier tiers à la hauteur
  • L'épisode 8 (Livio), sommet d'action baroque signé Orange
  • Le retour de Milly et le design iconique de Vash retrouvé
  • La CGI d'Orange, toujours sans équivalent

Points faibles

  • Rythme inégal : épisodes contemplatifs et déflagrations mal dosés
  • Un Vash trop longtemps passif dans sa propre histoire
  • L'adaptation remixe et compresse Trigun Maximum, au grand dam des lecteurs
  • Moins de focus et de nervosité que Stampede

Verdict

Une conclusion imparfaite mais sincère

Trigun Stargaze referme la continuité Stampede avec une CGI toujours somptueuse, une vraie fin et de beaux paiements émotionnels, mais un rythme inégal et un héros trop longtemps spectateur l'empêchent d'égaler la saison 1. Indispensable si vous avez aimé Stampede, à replacer derrière l'original de 1998 dans la hiérarchie de la franchise.

7.0 /10

Critique par saison

Saison 1

2026 · 12 épisodes
7.0 /10

Douze épisodes en trois actes : reconstruction, montée des périls, apocalypse. Un sommet (l'épisode 8) et un vrai final, malgré un dosage inégal.

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