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Les chroniques de Sarah Connor la critique

Les chroniques de Sarah Connor est un spin-off de la franchise de science-fiction Terminator, réalisé par Josh Friedman (La Guerre des mondesLe Dahlia noir). Il est diffusé sur la FOX du 13 Janvier au 10 Avril 2009. En France, c’est la chaine TMC qui diffuse le programme à compter du 12 février 2009. Bien que Arnold Schwarzenegger l’iconique T800 des trois films précédents ne soit pas au casting la série s’annonce prometteuse. On retrouve Sarah et John Connor ainsi que Cameron Phillips un Terminator d’une série inconnue ( TOK715) propulsés dans le futur dans le but de contrecarrer Skynet et empêcher le jugement dernier. Seulement la série n’aura pas du tout le succès attendu. Revenons sur ces chroniques, qui malgré une direction bâclée ont un certain charme.

Depuis Blade Runner ( Septembre 1982) de nombreux films Hollywoodiens traitent de post-humanisme. Il faut attendre les années 2010 avec Real Humans (2013), Westworld (2016) ou encore Raised By Wolves (2022) pour que le genre se démocratise sur le petit écran. Les chroniques de Sarah Connor est donc précurseur des programmes TV qui traitent du sujet.

Les évènements de la série débutent après Terminator 2 Le Jugement Dernier mais dans une timeline différente de Terminator 3 : Le Soulèvement des machines. Cela explique le fait que Sarah Connor soit encore en vie. Ici, l’ascension de Skynet et le jugement dernier sont la toile de fond d’un drame autour de la famille la plus dysfonctionnelle que l’on puisse rencontrer. Même si Lena Headey fera encore mieux dans Game Of Throne.

En 2008 nous sommes à quelques années de l’ascension de Netflix, mais les séries n’ont pas encore les budgets colossaux attribués au cinéma. Pour ne rien arranger la série est développée dans un contexte de contrainte budgétaire et avec un temps de tournage restreint. Sur le plateau Josh Friedmann ne fait aucun concession sur l’orientation de la série. Cette posture sera à l’origine de conflits réguliers qui entrainera régulièrement des conflits entre la direction de la chaine et le studio. Aujourd’hui le réalisateur reconnait cette rigidité.

Sarah, John et Cameron Connor

La série s’articule principalement autour de ces trois personnages même si Derek Reese, Catherine Weaver, ou encore James Ellison sont des personnages importants.

L’évolution du jeu d’acteur de Brian Austin Green est une vrai bonne surprise. Il est totalement crédible dans ce rôle d’oncle résistant débarqué du futur et ne sourit plus niaisement comme son personnage de David Silver dans Beverly Hills 90210.

Thomas Dekker interprète un John Connor beaucoup plus crédible que ses prédécesseurs. C’est particulièrement intéressant de suivre son tiraillement entre un besoin de normalité et son destin de leader de la résistance contre Skynet. L’excellente écriture du personnage l’éloigne des clichés caricaturaux d’ado jeune et cool de Terminator 2. La Sarah Connor de Lena Headey a moins d’intensité que celle de Linda Hamilton. Il faut reconnaitre que ce n’est pas facile d’incarner cet icône après les prestations de Linda Hamilton. Elle a fait évoluer le personnage de manière crédible et profonde. La Sarah Connor de TTSCC est plus compatible avec le cadre familiale dans lequel évolue la majorité des protagonistes. Une saison 3 aurait peut être proposer une évolution intéressante du personnage.

Summer Glau interprète l’impassible et énigmatique Cameron Philipps, un Terminator reprogrammé par le John du futur. Elle incarne l’ambivalence liée aux machines issues de Skynet tout en protégeant John. Les fans de la série adorent ce personnage pour son côté décaler et drôle. Mais aussi à cause de sa relation avec John souvent à l’origine de scène surprenantes.

sarah connor, John connor, cameron phillips

Dans Les Chroniques de Sarah Connor, ce sont bien les interactions entre les personnages et non l’action qui tiens les spectateurs en haleine. Ce choix artistique en décalage avec l’essence de la franchise mais beaucoup plus adapté à la télévision explique une partie de la déception des téléspectateurs qui pensaient qu’il suivrait un programme dans le style des films.

Globalement, TTSCC repose sur deux fondations principales. La première, ce sont ses personnages. Ils sont le focus principal de Josh Friedman. C’est un des éléments qu’il faut comprendre quand on dit que TTSCC est une adaptation de Terminator à la télévision: elle n’est pas une série d’action. Je pourrait dire que c’est un choix intelligent de la part de Friedman, mais à vrai dire c’est surtout une question de bon sens. Ce n’est pas possible de faire de l’action de façon hebdomadaire à la télévision, 

Voyage dans le temps et paradoxe temporel

Les évènements de la saga Terminator repose sur le paradoxe lié aux actions de Kyle Reese dans le passé qui influeront les évènements futur. Pourtant selon Josh Friedman, il doit forcément exister une timeline au sein de laquelle Kyle Reese et John Connor ne sont pas parentés pour que le cycle débute. Et bien dans TTSCC le scénariste exploite pleinement le voyage dans le temps. Ainsi, Skynet et la résistance envoient régulièrement des officiers dans le passé pour effectuer certaine missions. On remarque alors que des personnages qui se connaissent dans le futurs ne viennent pas du même passé et n’ont pas toujours vécu les mêmes évènements. Ce décalage renforce l’image d’une boucle infinie initiée par l’incursion de Kyle Reese dans le premier film.

Le concept initiée par les films et parfaitement repris par la série, le jugement dernier est inéluctable. Peut importe le moment, les conditions ainsi que le fait d’influencer le cours de la guerre. Il est impossible d’empêcher cette tragédie. La série propose des éléments de réponse assez clair sur ce point.

La critique orwellienne concernant le contrôle du temps et des évènements est bien présente tout au long du programme. Notamment avec la méfiance de Sarah Connor envers tout système informatique développé. On remarque aussi l’opposition entre les protagonistes et les lien qui les unis contre une entité immatérielle froide et presque divine. L’intelligence artificielle John Henry est présentée comme une antithèse de Skynet mais n’a pas été assez développée pour convaincre.

Conclusion

Si la saison 3 avait vu le jour nous aurions pu avoir de nombreux éléments de réponses sur l’avenir de Sarah Connor sans John ou encore sur la timeline dans laquelle a été projeté le principal protagoniste. Malheureusement la chute constante de l’audimat accentuée par la grève des scénaristes a précipité la fin de la deuxième saison et de la série. Toutefois le cliffhanger final constitue une bonne fin ouverte pour la série en dehors des sentiers battus de la franchise. Malgré que la série soit peu connue ou mal aimée Terminator Les Chroniques De Sarah Connor est un très bon drama familial centré sur l’opposition entre l’homme et la machine dans dans un monde qui semble condamné à un futur néo-totalitaire.

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