fbpx

Julian Assange soumis à des accusations d’espionnage

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn

Réfugié à l’ambassade d’Equateur de 2012 à 2019

Connu pour être le fondateur et le rédacteur en chef de Wikileaks, Julian Assange s’était réfugié à l’ambassade d’Equateur à Londres au milieu de l’année 2012. Cela faisait suite aux accusations de viol dont il avait été l’objet en 2010 de la part de la justice suédoise. Le président Rafael Correa, président de l’Equateur au moment des faits, lui accorde l’asile diplomatique. Lorsque Lenin Moreno signe son mandat en 2017, il décide de retirer cet asile diplomatique à Assange. Celui-ci invoque le non-respect du protocole de cohabitation ainsi que des conventions internationales.

Le 11 avril 2019, la police britannique déloge Julian Assange de l’ambassade d’Equateur au sein de laquelle il est resté pendant 7 ans. Loin de l’image du leader charismatique, il apparaît fatigué et porte une longue barbe blanche. Jugé le 1er mai au tribunal de Westminster, il est reconnu coupable d’avoir enfreint les conditions de sa liberté provisoire en se réfugiant à l’ambassade.

Il sort du fourgon de police, triomphant, le poing levé face à ses nombreux soutiens. Ceux-ci scandent, pancartes à la main, qu’Assange a été vendu pour de l’argent et demandent sa libération. Il est condamné à 50 semaines de prison. Dans la foulée, la justice américaine l’inculpe pour piratage. Il avait aidé l’ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret défense, documents qui ont été ensuite été transmis à WikiLeaks au cours des années 2010 et 2011.

D’abord inculpé pour piratage, Julian Assange est poursuivi pour espionnage

Le 23 mai, la justice américaine requiert seize nouveaux chefs d’accusation en vertu de la loi de 1917. Assange aurait mis en danger des sources américaines après la publication des documents dérobés et diffusés avec l’aide de Manning. Pour la première fois dans l’histoire, le gouvernement entame une procédure criminelle contre la publication d’informations véridiques. Cette décision soulève de vives réactions. Le travail de Julian Assange a contribué à exposer des preuves d’atrocités commises en Irak et en Afghanistan. Ces actes ont été attribués à l’armée américaine.

Toujours détenu dans la prison de Belmarsh en attendant une éventuelle extradition, son cas divise. En Suède, la plainte pour agression sexuelle avait été classée sans suite. En effet, il était impossible de pouvoir faire avancer l’enquête avec Julian Assange réfugié dans l’ambassade. Mais à l’annonce de son arrestation, l’avocate de la plaignante a réclamé la réouverture de l’enquête.

Dès son accusation de viol, Assange dénonce un plan américain visant à le faire extrader, juger, puis condamner à mort. Il explique que c’est pour cela qu’il ne s’est pas rendu à la justice suédoise. Il a préféré se retrancher dans l’ambassade d’Equateur.

Le gouvernement anglais affirme, quant à lui, que c’est un justiciable comme les autres. “Personne n’est au-dessus des lois”, a affirmé Theresa May. Le chef de la diplomatie Jeremy Hunt a déclaré, en revanche, que “Assange n’est pas un héros”. Le président équatorien aurait demandé des garanties à la Grande-Bretagne. Il souhaitait lui éviter l’extradition dans un pays où il risque la peine de mort.

Laisser un commentaire

adipiscing nec tristique Aenean ultricies commodo pulvinar Sed tempus id, vulputate,