Dragon Ball Z : L’Attaque du dragon

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L’Attaque du dragon clôture la filmographie Dragon Ball Z avant Battle Of Gods et Dragon Ball Super. Ce n’est que mon avis, mais ce film honore la saga en tout point ou presque. Que ce soit le scénario, la mise en scène ou le design de Tapion, tout est remarquable. Tout commence à Satan City où Sangohan et Videl alternent entre leurs études et leurs costumes de sentai. Ils cherchent à faire régner la justice. Ils sont contactés par la police parce que le vieux Hoï, menace de ce suicider. En réalité, il n’en est rien. C’est une ruse pour bénéficier de l’aide de la Z-Team afin d’annuler le sort qui a scellé une boîte à musique depuis presque 1000 ans.

Pour convaincre Sangoku et ses amis, Hoï annonce que seul le héros qui y est retenu pourra anéantir une menace qui se rapproche de la Terre. Pourtant, une fois libre, le dénommé Tapion est loin de témoigner de la gratitude. Il est en colère et se replie sur lui-même. Sa posture interroge les membres de la Z-Team, d’autant que Hoï semble satisfait. Finalement, il n y a aucune menace à l’horizon et Tapion s’éloigne. Aurait-il fallu laisser Tapion dans la boîte à musique ?

Un dernier film entre retour aux sources et heroic fantasy

La Toei diffuse L’Attaque du dragon le 15 juillet 1995 pendant la Toei Animation Fair. L’animé est la seconde partie de Dragon Ball Z, le film. Au même moment, dans la série originale, Végéto démontre sa supériorité à Super Boo. Ici, on constate que Mitsuo Hashimoto clôture la saga amorcée avec À la poursuite de Garlic. On est loin de la surenchère liée aux unités de combats et à la recherche d’un adversaire plus puissant.

Ce choix est en adéquation totale avec la volonté de Toriyama de finir son œuvre sur un ton beaucoup plus léger, comme il l’avait débutée. Le vieux sorcier Kashvar Hoï, dont le design et le destin rappellent Babidi, place la Z-Team au centre d’une quête digne de SaGa Frontier ou de Zelda. La mise en scène, les décors ou encore la boîte à musique et le secret qu’elle renferme rappellent ces RPG.

Lors de la première partie, on suit Gohan et ses amis à la recherche des sept boules de cristal aux quatre coins du monde. On revisite plusieurs décors et visuels bien connus comme les plaines caractéristiques de la série, Krilin à une fête foraine, etc. D’ailleurs, les autres personnages présents au moment de sa découverte sont presque tous des clins d’oeil à la série d’origine. Un des protagonistes ressemble à C-8 ou Francky, et un autre à Draculaman.

Dragon Ball Z : L'Attaque du dragon

La seconde partie lève le voile sur les origines de Tapion, son fardeau, ainsi que les véritables intentions de Hoï.

Tapion entre Fantasy Kaioshin et Trunks du futur

L’Attaque du dragon propose peu de combats. Le film s’axe autour de la tragédie qui lie Tapion et le peuple décimé Konats à Hirudegarn. Cet animé nous propose aussi une histoire d’amitié entre le détenteur d’une épée héroïque et son futur porteur. Bien que les Saiyajins n’aient rien perdu de leur talent au combat, on découvre des objets magiques plus qu’utiles contre le monstre. On y voit notamment la boîte à musique présentée dès le début de l’histoire ou encore les ocarinas.

L’histoire de Tapion nous permet d’apprendre plusieurs éléments sur des héros disparus tels que son frère et le roi Konats. On comprend mieux ses souffrances. La moitié d’Hirudegarn est scellée dans son corps, tandis que l’autre est en la possession de Hoï. Les deux parties du monstre s’attirent inexorablement et la boîte à musique était le seul refuge de Tapion. Bien qu’il ne soit pas aussi fort que Sangoku et qu’il ne maitrise par la fusion, Tapion reste l’archétype du héros. Armé de son ocarina, il parviendra à plusieurs reprises à faire reculer le monstre sans combats ni coups.

Maître Mutaito avait aussi préféré la magie au combat en utilisant le Mafuba face au démon Piccolo. La boîte à musique rappelle l’autocuiseur en étant moins humoristique et plus enchanteresse, à l’image du personnage scellé à l’intérieur. Bien que le film ne s’axe pas sur le combat, il réunit tous les éléments qui font de lui l’un des meilleurs opus de la filmographie 90. Le scénario ne se construit pas autour d’une lutte de pouvoir et de force ou de vengeance envers Goku, même si les personnages sont au maximum de leur forme. On assiste à l’entrée théâtrale de Végéta, à la fusion, au SSJ3 et à l’Ultimate Gohan. L’Attaque du dragon est un clin d’œil badass aux origines de la saga qui évite le genkidama. Et même si Trunks ne s’est pas servi de l’épée de Tapion, elle lui ira bien !

Dragon Ball Z : L'Attaque du dragon

Le film sort du moule opaque construit par ses prédécesseurs et des mécaniques plus que revues. Toutefois, il y a quelques similitudes avec la saga de Majin Boo. Le physique du rescapé de Konats rappelle celui de Kaio Shin. Comme souligné précédemment, le vieux sorcier Hoï rappelle Babidi. Surtout, la personnalité de Tapion est presque en miroir avec celle de celui qui lui sert de frère de substitution, Trunks, ou plutôt celui du futur. Comme lui, il vient d’un monde décimé par une menace quasi invisible. Il a perdu tous ses proches et il possède la même épée ! La différence principale réside dans le fait qu’il n’ait pas de lien avec les Saiyens et qu’il n’ait pas foi en Goku, comme ce fut le cas avec Bulma du futur.

Une fin digne de Dragon Ball Z

L’histoire de Tapion n’a pas que des analogies avec celle de Trunks. On en reconnait aussi certaines qui sont propres à la saga Piccolo. Souvenez-vous lorsque Tapion oblige Hirudegarn à reculer avec son ocarina plutôt que de combattre au corps à corps. Maître Mutaito avait lui aussi usé de magie face à Piccolo.

Cette épopée façon SaGa Frontier, centrée autour de Satan City, a beaucoup de charme. Pour les amateurs de la VF, je vous recommande la version sous-titrée pour ne manquer aucune subtilité dans les dialogues. L’Attaque du dragon a toutes les qualités requises pour rejoindre L’Histoire de Trunks et Le père de Sangoku. La construction narrative du film est à l’opposé de la plupart des opus. Certes Hoï souhaite dominer le monde, mais sa disparition prématurée projette notre attention sur Hirudegarn. Cet antagoniste censé être un demi-dieu est une marionnette désincarnée et hors de contrôle. Il souhaite simplement tout détruire sur son passage. D’ailleurs, le chaos urbain qui précède son passage est particulièrement soigné et réussi. Chaque personnage exprime pleinement son potentiel au fil d’une narration hyrulienne (ce mot n’existe pas). Bref, un des meilleurs films Dragon Ball Z !

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