All The Stars et l’identité africaine inversée

Réalisé par David Mayers et The Littles Homies, All The Stars est extrait de la BO du film Black Panther. Il met en scène les artistes Kendrick Lamar et SZA. A l’instar du long métrage du Marvel Cinematic Universe, le clip sublime l’Afrique, tout ceci avec des visuels, des costumes, ainsi que des plans ancrés de symbolisme. Aujourd’hui, le clip compte plus de de 43 millions de vues sur YouTube.

Les effets visuels du clip ont été réalisés par le studio BUF. Une compagnie spécialisé dans la réalisation d’effets spéciaux et d’images de synthèse pour le monde audiovisuel. Le studio a collaboré à des projets qui sont aujourd’hui des références de l’univers vidéoludique. On peut par exemple citer la trilogie Matrix , le film Fight Club, ou encore le film Avatar.

Fort d’un allié de poids dans la réalisation de ses effets visuels. Le clip se moule à l’univers de Black Panther en nous livrant un voyage où s’entremêlent les cultures, les technologies, ainsi que les sciences-fictions afro-américaines et africaines. Ici, on ne recherche pas le sentiment d’africanité créé à partir d’une relation profonde avec le continent. Tout comme dans Black Panther, ce clip se place sous la vision de la technologie, de la science-fiction et de la fiction historique, en parfait accord avec le mouvement afro-futuriste.

On y aperçoit des reproductions des œuvres Constellation I, II et III de l’artiste peintre et plasticienne Lina Iris Viktor. Approchée par les studios Marvel, elle avait refusé que son travail soit utilisé pour le film et sa promotion. La violation de ce non-consentement avait entraîné une plainte de l’artiste. Ce qui avait enclenché une polémique sur l’appropriation, en pleine promotion du premier film Marvel avec un héros noir. A l’époque, la peintre a reçu de nombreux soutiens.

Cette incertitude quant à l’identité africaine est donc à l’origine de de l’afro-futurisme dans l’industrie musicale et artistique. On crée ses propres racines et on réinvente son héritage culturel. D’ailleurs cette identité africaine inversée basée sur un héritage culturel imaginé et fantasmé, à force d’être alimentée, tend finalement à devenir réel.

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