LibreCAD

Le logiciel de dessin technique 2D open source, gratuit et ultra léger. Interface proche d'AutoCAD, format DXF, moins de 35 Mo. La solution idéale pour le drafting 2D sans abonnement.

Version 2.2.1.5 · Mai 2026
Depuis 28 décembre 2011
Licence Open source (GPLv2) — Entièrement gratuit
Windows macOS Linux
Open-source
En bref

Logiciel de dessin technique 2D open source, gratuit et ultra léger. Dédié au dessin assisté par ordinateur en deux dimensions, il séduit par sa simplicité, sa légèreté et son interface proche d'AutoCAD. La solution idéale pour le drafting 2D sans abonnement ni matériel puissant.

Vue d'ensemble

LibreCAD est la porte d’entrée la plus simple vers le dessin technique 2D. Ce logiciel de DAO, entièrement gratuit et open source, se concentre sur une mission unique : produire des plans, des schémas et des documentations techniques en deux dimensions. Là où des outils comme AutoCAD ou FreeCAD couvrent des usages larges et complexes, LibreCAD assume sa spécialité et sa légèreté. Il pèse à peine plus de trente mégaoctets, démarre instantanément et tourne sur n’importe quelle machine. Son interface, proche de celle d’AutoCAD, facilite la prise en main pour qui connaît déjà la CAO. Traduit en plus de trente langues, il séduit makers, artisans, étudiants et retraités qui cherchent un outil de dessin précis, sans licence ni abonnement.

Une histoire née d’un routeur CNC

L’origine de LibreCAD est inattendue. Tout commence par un besoin très concret : ajouter des capacités de fabrication assistée par ordinateur à QCad, pour piloter un routeur CNC Mechmate. Les développeurs partent donc de l’édition communautaire de QCad, un logiciel de dessin 2D existant. Problème, cette version repose sur une vieille bibliothèque Qt3. Il faut donc la porter vers Qt4 avant toute amélioration. Ce chantier donne naissance à un projet nommé d’abord CADuntu. Puis, quelques mois plus tard, la communauté juge ce nom inapproprié et le rebaptise LibreCAD. Le portage du moteur, mené par le développeur Rallaz, s’achève avec la série 2.0.0. La première version sort fin 2011. Depuis, une communauté fidèle fait vivre le projet.

Que peut-on faire avec LibreCAD ?

LibreCAD couvre l’essentiel du dessin 2D. D’abord, il propose tous les outils de tracé de base : lignes, polygones, cercles, arcs, ellipses, splines et courbes. Ensuite, il gère les textes, les cotations et les calques, indispensables pour produire un plan technique lisible et normé. Par ailleurs, les outils de modification offrent un contrôle total : déplacer, tourner, mettre à l’échelle, refléter, couper. Le logiciel intègre aussi un système de blocs pour réutiliser des composants, et des outils d’accrochage précis pour un placement au millimètre. Enfin, il permet de mesurer distances, angles et surfaces. LibreCAD produit ainsi plans d’architecture, schémas électriques, plans de menuiserie ou documents de construction, avec la rigueur qu’exige le dessin technique.

capture d'écran librecad

Quel format de fichier utilise LibreCAD ?

La question des formats est cruciale en CAO. LibreCAD s’appuie sur le format DXF, la norme d’échange ouverte de l’industrie, qu’il utilise en interne pour l’import et la sauvegarde. Concrètement, un fichier DXF s’échange facilement avec AutoCAD et la plupart des logiciels de CAO. Ensuite, LibreCAD exporte vers de nombreux formats : PDF et SVG pour le partage, ainsi que des images PNG, BMP et JPG. Il fait même un excellent convertisseur de DXF vers PDF ou PNG. En revanche, un point mérite l’attention : LibreCAD ne gère pas nativement le format DWG, propriétaire d’Autodesk, en écriture. Pour un fichier DWG, il faut d’abord le convertir en DXF. Cette limite reste mineure pour la plupart des usages 2D courants.

Pourquoi choisir LibreCAD ?

Les atouts de LibreCAD tiennent à sa philosophie. D’abord, il est totalement gratuit, sans essai, sans abonnement, sans frais de licence, sous licence libre GPL. Face aux milliers d’euros d’un abonnement AutoCAD, l’économie est totale. Ensuite, sa légèreté est un argument fort : il tourne sur un vieux portable comme sur une machine modeste, sans carte graphique dédiée. Par ailleurs, son interface proche d’AutoCAD réduit le temps d’adaptation pour les habitués. Enfin, sa disponibilité en plus de trente langues et sa communauté active en font un outil accessible partout. Pour un usage 2D pur, occasionnel ou régulier, LibreCAD offre le meilleur rapport simplicité-gratuité du marché, sans les contraintes des logiciels commerciaux.

LibreCAD face à FreeCAD et AutoCAD

Le positionnement de LibreCAD se comprend par comparaison. Face à AutoCAD, le standard payant, LibreCAD offre une alternative gratuite et légère pour le 2D, au prix de fonctions moins nombreuses. Face à FreeCAD, l’autre grand libre, la distinction est nette : FreeCAD est un modeleur 3D paramétrique complexe, tandis que LibreCAD reste un pur outil de dessin 2D. Concrètement, on choisit LibreCAD pour tracer des plans, et FreeCAD pour concevoir des pièces en volume. Les deux se complètent d’ailleurs très bien. Par ailleurs, LibreCAD partage sa famille avec QCad, son ancêtre commercial, et rivalise avec DraftSight ou NanoCAD sur le créneau du dessin 2D économique. Chacun sert un besoin précis.

Ses vrais points faibles

Premier constat : LibreCAD est strictement 2D. Aucune modélisation 3D n’est possible, il faut alors se tourner vers FreeCAD ou Blender. Ensuite, l’absence de support DWG natif complet oblige à convertir les fichiers, un frein dans les environnements très liés à Autodesk. Par ailleurs, certaines fonctions avancées des logiciels premium manquent à l’appel, ce qui peut limiter les usages professionnels pointus. Le développement bénévole implique aussi un rythme plus lent et une interface moins polie que les leaders. Enfin, LibreCAD ne propose ni automatisation poussée ni jeux d’outils métier comme AutoCAD. Ces limites restent cohérentes avec sa vocation : un outil de dessin 2D simple, léger et gratuit, pas une suite professionnelle complète.

Pour qui choisir LibreCAD en 2026 ?

Le logiciel s’impose pour les makers, artisans et bricoleurs qui ont besoin de plans 2D précis sans investir dans une licence. Les étudiants découvrent le dessin technique sur un outil gratuit et léger, idéal pour apprendre. Les menuisiers, électriciens et petits artisans y trouvent de quoi produire leurs plans de travail. Les retraités et hobbyistes apprécient l’absence totale de coût. En revanche, un professionnel travaillant en environnement DWG ou ayant besoin de 3D préférera AutoCAD ou FreeCAD. Et un grand bureau d’études visera des outils plus complets. LibreCAD demeure néanmoins la référence du dessin 2D libre et léger, l’outil parfait pour qui veut dessiner simplement, sans se ruiner ni alourdir sa machine.

Historique des versions

2.2.1.5 Mai 2026 Actuelle

Version stable actuelle de la branche 2.2.1

Dernière version stable de la branche 2.2.1, basée sur Qt5, avec corrections de bugs, mises à jour des traductions et ajout d'un gestionnaire de plantage. Modeleur 2D léger et gratuit, disponible sur Windows, macOS et Linux sous licence open source GPLv2, sans compte ni frais.

2.2.2 (branche Qt6) 2026 (en développement)

Passage à Qt6, modernisation du socle

Nouvelle branche de développement nécessitant Qt 6.4 ou plus récent, modernisant le socle technique de LibreCAD. Elle prépare l'avenir du logiciel avec une meilleure intégration aux systèmes récents, tout en conservant sa légèreté et sa vocation de dessin 2D.

2.0.0 2013

Portage Qt4 et indépendance de QCad

Série majeure qui achève le portage du moteur de rendu vers Qt4, mené par le développeur Rallaz. LibreCAD devient enfin indépendant des bibliothèques Qt3 et de la barre d'outils héritée de QCad, gagnant en stabilité et en modernité.

1.0 (première version) 28 décembre 2011

Première sortie publique de LibreCAD

Première version publique de LibreCAD, après la transition depuis le projet CADuntu. Le logiciel s'établit comme une application de dessin 2D libre et multiplateforme, basée sur l'édition communautaire de QCad, avec le format DXF au cœur de son fonctionnement.

CADuntu 2010 - 2011

Les origines : de QCad à CADuntu

Naissance du projet, d'abord destiné à ajouter des capacités CAM à l'édition communautaire de QCad pour un routeur CNC Mechmate. Le portage vers Qt4 donne le projet CADuntu, rapidement renommé LibreCAD car la communauté juge le nom initial inapproprié.

Notes rédactionnelles

Notes basées sur l'expérience de la rédaction et les retours de la communauté (0 à 10).

Gratuité et liberté (open source) 10 / 10
Légèreté et accessibilité 10 / 10
Dessin technique 2D et précision 8.5 / 10
Prise en main (interface AutoCAD-like) 8.5 / 10
Polyvalence (2D uniquement) 5 / 10
Fonctions avancées et automatisation 5.5 / 10

Points forts & à considérer

Points forts

  • Entièrement gratuit et open source, sans essai, abonnement ni frais de licence
  • Ultra léger : moins de 35 Mo, démarrage instantané sur toute machine
  • Fonctionne sans carte graphique dédiée, idéal pour les machines modestes
  • Interface proche d'AutoCAD, prise en main facile pour les habitués de la CAO
  • Tous les outils de tracé 2D : lignes, polygones, cercles, arcs, ellipses, splines
  • Gestion complète des textes, cotations et calques pour des plans normés
  • Outils de modification : déplacer, tourner, mettre à l'échelle, refléter, couper
  • Système de blocs pour réutiliser des composants
  • Outils d'accrochage et de grille pour un placement précis au millimètre
  • Format DXF standard pour l'échange avec AutoCAD et les autres logiciels
  • Export vers PDF, SVG, PNG, BMP et JPG, excellent convertisseur de DXF
  • Disponible en plus de trente langues
  • Multiplateforme identique sur Windows, macOS et Linux
  • Communauté active et documentation gratuite abondante

À considérer

  • Strictement 2D, aucune modélisation 3D possible
  • Pas de support natif complet du format DWG (conversion en DXF nécessaire)
  • Fonctions avancées des logiciels premium absentes
  • Pas de jeux d'outils métier ni d'automatisation poussée comme AutoCAD
  • Développement bénévole impliquant un rythme plus lent
  • Interface moins polie que les solutions commerciales
  • Moins adapté aux workflows professionnels très liés à Autodesk
  • Pas de fonctions paramétriques comme FreeCAD
  • Écosystème de plugins limité
  • Support uniquement communautaire, sans hotline professionnelle
  • Courbe d'apprentissage réelle pour qui découvre totalement la CAO

Configuration système

Minimum

CPU Processeur Intel/AMD 64 bits, même ancien
RAM 2 Go (4 Go recommandés)
GPU Aucun GPU dédié requis, carte graphique intégrée suffisante
Écran 1366 × 768 — Windows, macOS 10.10+ ou Linux

Recommandée

CPU Processeur double cœur récent, largement suffisant
RAM 8 Go pour les plans très détaillés et nombreux calques
GPU Carte graphique intégrée ou dédiée d'entrée de gamme
Écran 1920 × 1080, souris à molette confortable pour la navigation

Ressources pour se former

Documentation officielle, tutos, communautés actives et écosystème d'addons.

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