Blanche-Neige (2025) : Une réinvention controversée
Le récent remake en prise de vues réelles de Blanche-Neige par Disney, sorti au cinéma le 19 mars 2025, a déclenché un véritable raz-de-marée de critiques. Réalisé par Marc Webb et doté d’un budget estimé à 270 millions de dollars, ce film est rapidement devenu l’un des projets les plus débattus de Disney.
Un scénario qui divise
Dès sa sortie, les critiques ont fusé. Le scénario est jugé faible et la direction artistique contestable.Beaucoup estiment que le film trahit l’esprit du conte original, avec des choix narratifs qui peinent à convaincre.
La performance de Rachel Zegler dans le rôle de Blanche-Neige a également divisé. Certains saluent son interprétation, d’autres la jugent éloignée de l’image traditionnelle du personnage.Par ailleurs, l’utilisation de créatures magiques en remplacement des sept nains a été perçue comme une modernisation maladroite, affaiblissant la dynamique originale du conte.
Casting et choix artistiques : polémique ou audace ?
Le choix de Rachel Zegler, actrice d’origine colombienne, pour incarner Blanche-Neige a déclenché un tollé sur les réseaux sociaux.
Certains estiment que ce choix s’éloigne trop des caractéristiques classiques du personnage.De plus, les déclarations de Peter Dinklage sur la représentation des nains ont alimenté les débats sur la diversité et l’inclusion dans les productions Disney.Ces polémiques posent la question de la modernisation des classiques et de l’évolution des représentations dans le cinéma familial.
Un échec financier retentissant
Malgré l’attente suscitée par le film, les chiffres du box-office sont décevants.Avec seulement 42 millions de dollars récoltés lors de son week-end d’ouverture aux États-Unis, le film est loin des attentes pour un projet de cette ampleur.
Les critiques sont sévères. On parle même de « désastre » pour décrire la qualité des effets spéciaux et la mise en scène, jugée peu inspirée.
Un précédent : l’échec de La Petite Sirène
Ce n’est pas la première fois qu’un remake en live-action de Disney suscite la polémique. En 2023, La Petite Sirène avait déjà fait débat, en raison du choix de Halle Bailey, actrice noire, pour incarner Ariel.
Pourtant, malgré les controverses, ce film avait rencontré un certain succès financier.Ces choix de casting illustrent la volonté de Disney de moderniser ses classiques en intégrant davantage de diversité.Cependant, la réception du public montre que cette modernisation heurte souvent les attentes liées aux récits fondateurs.
Une inclusion mal perçue ?
Ces choix de casting soulèvent des questions sur la place de l’inclusion dans le cinéma. Faut-il nécessairement moderniser des personnages emblématiques pour les rendre plus inclusifs ? Pour certains, cette approche semble artificielle et irrespectueuse de l’œuvre originale.
Pour d’autres, c’est une étape nécessaire vers une représentation plus fidèle de la société actuelle. La réaction négative à ces films est aussi accentuée par le phénomène de trolling sur les réseaux sociaux, où les critiques se muent souvent en véritables campagnes de dénigrement.
Les points positifs : une défense timide
Malgré la vague de critiques, quelques voix s’élèvent pour défendre le film. La performance de Rachel Zegler trouve tout de même son public, certains appréciant la fraîcheur qu’elle apporte au personnage. Les numéros musicaux et certaines séquences visuelles sont aussi salués pour leur qualité et leur créativité. Cependant, ces points positifs peinent à équilibrer la réception globalement négative.
Transition ou échec définitif ?
Le cas de « Blanche-Neige » montre à quel point il est difficile pour Disney de réinventer ses classiques dans un contexte sociétal en pleine évolution. L’inclusion est une démarche importante, mais elle doit se faire avec subtilité et respect des récits originaux. La question est de savoir si ce film n’est qu’un faux pas ou s’il reflète un échec plus global dans la stratégie de modernisation de Disney.
Conclusion
La polémique autour de ce remake de « Blanche-Neige » illustre la difficulté de concilier tradition et modernité dans le cinéma. L’accueil glacial du film est révélateur d’un public parfois réfractaire aux changements, mais aussi d’un manque de cohérence artistique dans cette version en live-action. Si certains spectateurs parviennent à apprécier cette nouvelle approche, la majorité semble unanime : ce « Blanche-Neige » est un faux pas majeur pour Disney.