Yūko Minaguchi (皆口 裕子)
Yūko Minaguchi, c'est une de ces voix qu'on a tous entendue sans forcément lui coller un nom. Née Tomoko Minaguchi à Tokyo le 26 juin 1966, elle entre chez Aoni Production au milieu des années 80 et s'installe, presque sans...
Biographie
Yūko Minaguchi, c'est une de ces voix qu'on a tous entendue sans forcément lui coller un nom. Née Tomoko Minaguchi à Tokyo le 26 juin 1966, elle entre chez Aoni Production au milieu des années 80 et s'installe, presque sans bruit, parmi les seiyū les plus présentes de toute une génération.
Son truc à elle, c'est la retenue. Là où d'autres surjouent l'aigu mignon ou la voix de gorge dramatique, Minaguchi mise sur la nuance : un timbre clair, légèrement voilé, qui sait être tendre sans glisser dans le mièvre. Forcément, on lui confie les héroïnes droites, les mères protectrices, les jeunes filles discrètes qu'on n'oublie pas le pur registre du yamato nadeshiko, dont elle est devenue, avec Kikuko Inoue, l'une des deux références incontestées au Japon.
Le palmarès tient debout tout seul : Yawara Inokuma dans Yawara!, Hotaru Tomoe / Sailor Saturn dans Sailor Moon S, Yaone dans la saga Saiyuki, Nadeshiko Kinomoto dans Cardcaptor Sakura et surtout Videl puis Pan, qu'elle prête à l'univers Dragon Ball depuis 1993. Plus de trente ans de service auprès de Toriyama, ce n'est plus un rôle, c'est une signature.
Détail rare dans le métier : en 2012, elle pose le micro pendant dix-neuf mois pour aller étudier l'anglais à New York. Vieux rêve, ravivé par la mort de son mentor Daisuke Gōri. À son retour en 2014, le studio l'avait déjà remplacée sur la fin de Dragon Ball Z Kai, mais Toei lui rouvre la porte dès Battle of Gods. Depuis, elle n'a plus vraiment lâché Videl on la retrouve dans FighterZ, Kakarot, Super Hero. Côté jeu, on lui doit aussi Momiji dans Ninja Gaiden 3.
Plus de 160 personnages au compteur, quatre décennies de carrière, et toujours ce même grain de voix qui, dès qu'il sort des enceintes, te renvoie quelque part dans tes VHS d'enfance.